‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 2269 sur 2407 · XVIII. Convocation d'un concile général · texte numérisé non relu

XVIII. Convocation d'un concile général

Le pape Alexandre, voulant remédier aux abus qui s'étoient introduits ou fortifiés pendant un si long schisme, indiqua un concile général à Rome pour le premier dimanche de carême de l'année suivante mil cent soixanledix-neuf , comme il paroît par la lettre à lar chevéque de Pise et à tous les évéques et les abbés de Toscane, datée de Tusculum, pour appeler nommément à ce concile tous les évéques de léglise latine et les principaux abbés ; mais, comme il s'en trouva plusieurs à qui il étoit impossible de faire le voyage , on les dispensa pour de l'argent : ce qui donna lieu de croire que celte convocation étoit une invention intéressée de la cour de Rome (2). C'est ainsi qu'en parle Guillaume de .\eubrige auteur du temps.

Dès l'année précédente, mil cent soixantedix-sept, le pape avoit appelé au concile les prélats latins d Orient, qui partirent au mois d'octobre de celle année mil cent soixantedix-huit, cinquième du règne de Baudouin IV, roi de Jérusalem (3). Il y avoit deux archevêques, Guillaume de Tyr, Héraclius de Césarée, et quatre évéques, Albert de Bethléem, Kaoul de Sébaste , Josse d'Acre , Romain de Tripoli , avec Pierre, prieur du Saint-Sépulcre, député du patriarche de Jérusalem , et Rainald, abbé du mont de Sion.

XIX Guillaume, archevêque de Tyr.

Le plus fameux de tous ces prélats est Guillaume de Tyr, auteur de la meilleure histoire que nous ayons du rojuume latin de Jérusa-

(1) Jo. de Cecc.

Acla. Aquicinct. an.

(2) Tom. X, Conc. p.

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