G. Neubr. lib. m, c
(3) Guil.Tyr.Axi, c. 20.
lem (1). Il étoit né dans le pays, mais de parents françois, et avoit fait en France ses études. PYidéric, archev<Hiue de Tyr, le ût archidiacre de son église vers l'an mil cent soixante-sept à la prière du roi Amaury et de plusieurs autres personnes considérables. Aussitôt il fut envoyé en ambassade à l'empereur de Conslantinople tombant une entreprise sur l'Egypte, et s'acquitia très -bien de sa commission. Environ deux ans après, il vint à Rome, tant pour ses atTaires particulières que pour éviter l'indignation de son archevêque que toutefois il n avoit pas méritée. A son retour, le roi Amaury le lit précepteur du prince Baudouin, son (ils, Agé de neuf ans; puis, de l'avis des seigneurs, il le fit son chancelier. Au mois de mai mil cent soixante-quatorze , il fut élu archevêque de Tyr par le consentement unanime du clergé et du peuple et avec l agrément du roi , et sacré le huitième juin dans l'église du Saint-Sépulcre par les mains d' Amaury, patriarche de Jérusalem.
L'empereur Manuel envoya aussi à Rome Georges, métropolitain de Corfou, pour assister au concile, et ensuite aller de sa part vers l'empereur Fridéric ; mais il tomba ma lade à Otrenle, où il étoit arrivé le quiniième d'octobre mil cent soixante-dix-huit , et y demeura six mois, p(»ndant lesquels se tint le concile (2). C'est pourquoi l'empereur Manuel le rappela pour assister à un concile indiqué par le patriarche de Conslantinople, et Nectaire, abbé des casules, assista pour les Grecs au concile de Lalran.