LIVRE SOIXANTE-TREIZIÈME
s'ils pourroient trouver quelque remède à ces ] tables de bois sur lesquelles ils frappent pour maux. Car ils craignoient que le pape et les ' appeler à 1 office, à |,eu près conmie nous ai-
princes de deçà la mer ne les accusassent de négligence ou de malice s'ils lais.soient leurs voisins dans un si malheureux état, sans leur d(»uner ai.cun secours ni aucune marque de compassion. Le patriarche de Jérusalem prit encore avec lui l'archevêque élu de Cesarée, ncanmé lAIoine, Albert, évênjue deRelhleem, Renaud, abbé du mont de Siou, et Pierre, prieur du Saint-Sépulcre, homm(»s prude nls et discrets; puis ils prirent en passant le coude de Tripcdi, ami particulier du prince d'Antioche, et s'assemblèn lit à Laodicée, et ensuite cà Antiocbe, où ils conclurent la paix piur un temps. Les conditions furent que ionrendroit au patriarche, aux évêcjues et aux églises tout ce qu'ils avoient perdu, et que rinterdit seroit levé, mais que le prince denieureroit excommuîiié s'il ne quittuit sa concubine. Après avoir ainsi un pv'u apaisé le mal, ils.se relirèrenl. 3Iais le prince continua dans son désordre, sans cciusidèrer le péi il cu'i il expos. >it scm étal , il chassa ses meilleurs ser>iteurs, seulement parce qu'on clisoit qu ils n ap[)rc)uvoient passa conduite, savoir, scm connétable, son chambellan cl Irois aulres seigneurs. Ils furent contraints de se retirer près de Rupin , prince d'Arménie, (lui les reçut magnilicpiement, leur domiant d abord de grands présents, et leur assignant à chacun une subsistance honaête.