‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 2300 sur 2407 · XLV. Jioénioiid, prince d Anlioche, oxcomnmnié · texte numérisé non relu

XLV. Jioénioiid, prince d Anlioche, oxcomnmnié

Dès rannée précédente, mil cent quatrevingt-un , IJoémond , prince d Antiocbe, avoit quitte sa femme Icgilinic pour une concubine, tilt* palriarche Aimeri, après deux monitions qui furiii; inutiles, rexconnnunia (1). Le p/i. ce, irrite, commença à persi cuter le patriarche, les évêques et les autres prélats du pa}s, mettant la main sur eux avec violence, lUv , ri.a.ât !('S f.aiicliises des églises et des monastères, pillant leurs biens et désolant leurs terre.^. Il assiégea mênie le patriarche avec son clergé dans une forteresse appartenant a l'Eglise. Quelques seigneurs du pays, ne pouvant souffrir les enqiortemenis du prince, se retirèrent de son service, entre aulres Renaud Mansuer, qui s'enferma dans un château imprenable qu'il avoit, et y donna retraite aux prélats chassés de leurs sièges , et aux autres qui étoient persèculès pour la même cause. Celte division lit craindre aux hommes les j-lus sen.sés que les i: IMèles ne s'en prévalussent pour remettre le pays sous leur obéissance. Le roi de Jérusalem, avec le patriarche, les prélats et les seigneurs du royaume, s'assemblèrent pour délibérer sur ce sujet, et tirent les réllexions que le patriarche d'Antio(he auroit dû faire avant que d'employer les censures. Ils n'osèrent user de force pour réduire lîoémond , quoiqu'il l'ect ben mérité; de peur qu'il n'appelât ;i son secours les Turcs, qu'il n'auroit pas chassés ensuite qui\nd il auroil \oulu. Ils jugèrent que les prière s et les avertissements .seroient inutiles avec un homme e ni)orté et prévenu de passion, et conclurent qu'il falloit souffrir ce mal, de peur d'ei attirer un ph.s grand, et attendre (ju'il plût à Dieu de toucher le ccrur du prince. D'aulant plus qu'oulrcî l'excc.nmunication de >a pc rsc une, tout le pays éloit en interdit, en sorte qu'on n'adminis- 'roit autre sacren ent que le baptême des infants.

On convint toute fois, par délibération comnnuîe, <jue le pal Marche de Jérusalem v ni à Antiocbe avec H'naud de Chàtillon, bc père du prince, "rère Arnaud de Toroge, maître des lem})li(rs, et frère de Roger de Molins. maître d vs hospitaliers, pour voir

An de J.-C. 1182.]

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