‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 2346 sur 2407 · LIVRE SOIXANTE-QUATORZIEME · texte numérisé non relu

LIVRE SOIXANTE-QUATORZIEME

(3) Vie Salad. MS. Chr.

Reichers Mag. Chr. Beld.

p. 204. Sup. liv. Lxxiu, n.

(V Roger, p. OO.J, 6ft5. (2; C. 7, 12, 25, 26, 31,

Rad.Dic. p. 655.Posl.Pelr. 32.

Blés, p. 799. Sup. 1. LXXlli, (3) P. 1666. Jo. Broinpt.

n. «0, c. a, 3. p. 1173. Rigord. p. 29, 30.

viennent trouver la reine et l'archevêque , comme ils viendroient devant nous, et leur demandent réleetion libre, qui leur sera accordée sans difiieuité. Or, la reine et l'archevêque tiendront la régale en leur main jusqu'à ce que l'élu soit sacré ou béni, et alors elle lui sera rendue. Si une; prébende , ou autre bénéfice, vient à vaquer pendant que la régale sera en notre main, la reine et 1 archevêque les «onféreront à des hommes vertueux et lettrés par le conseil de frère Bernard (1). J'entends l'ermite du bois de\incennes, et c'est le premier lémoignage exprès que j'aie trouvé du droit de conférer les bénétices en régale. 11 est marqué ensuite que les évêques avoient accou tu me de donner au roi des secours d'argent aux occasions.

Le jour d<' la Saint-Jean, le roi Philippe vint à ^aint-Dinis, bien accompagné, prendre Telendard. nomme lorillannne, suivant la coutume des rois, ses prédécesseurs, quand ils alloicnt à la guerre ; car on eioil persuadéque la vue de cet étendard avoit souvent mis en fuite les eniKMnis. Le roi, prosterné sur le pavé devant les corps des saints martyrs, se recommanda à Dieu, à la Sainte-\ ierge, à eux et à tous les saints; puis il se releva de l'oraison trempé de» larmes , (*t reçut la gibecière et le bourdon des mains de larclievêque de Reims. Ensuite il prit deux étendards dessus les corps des saints martyrs; il se recommanda aux prières des moines, reçut la bénédiction du clou, delà couronne d'épines et du bras de saint Simon. Après quoi il partit, et se rendit à > ézelay avec le roi Kichard, le mercredi après l'oclave de la Saint-Jean, quatrième de juillet mil cent (juatre-vingt-dix. On croyoit alors avoir à Saint-Denis la couronne d'épines de iNotre Seigneur, (jue l'on disoit y avoir été donnée par (Charles le chauve, comme porte son épitaphe (J).

Les deux rois se séparèrent à Lyon, et allèrent s embarquer, Philippe à Gênes, Richard à Marseille, et se rejoignirent à Messine. Le roi Richard, côtoyant l'Italie, vint à l'embouchure (\u Tibre , où le cardinal Octavien , évêque dOstie, vint le trouver. Le roi lui fit de grands rc^proches sur la simcmie des Romains , se plaignant qu'ils avoient reçu s«îpt cents marcs d argent pour le sacre de (évêque du Mans , quinze cents |Hiur la légation de l'évêque d'Eli, et une grande somme pour empêcher la déposition d'Elie de Malemort , évêque de Bordeaux, accusé par son cl(Tgé. Le huitième de Si'plembre, le roi Kichard vint à Palerme , et y lit un long séjour , attendant que sa flote fut à Messine , où le roi Philippe arriva le dimanche, seizième de septembre, et le roi Richard le vingt-troiiieme. Ils y passèrent l'hiver , et Richard y fil son traité avec le nouveau roi de Sicile (3).

U' Sup. liv. LwxHi. ri.il. (3) Rog. p. 008. Rog. p. («> Jbelib. Hisl. S. Dcuis. 073.

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