XXX. Prise d'Acre par les croises
Le roi de France partit de Messine vers la lin du mois de mars , et arriva la veille de Pâques, cose vingtième d'avril mil cent quatre-vingt-onze, devant Acre en Palestine, que lescroises assiégeoient dépuis près de deux ans (2). Car après la prise de Jérusalem le roi Uuy deLusignan, n'ayant plus aucune place où Il put demeurer en sûreté, voulut se retirer à
nJJi ""^Z^^? ™^'''î"'' Conrad de Monferrat, qui en etoit le maître, refusa de l'y recevoir
consPillTî!^ f ' ^'•«"Pf ' '-^^^c lesquelles il lui conseilla de faire quelqu'entreprise. Guy de Lus^nan entreprit donc par désespoir le siège dAcre en mil cent quatre-vingt-neuf et
Sîn!7uTueT' ref ""'^ téméraire à
secours.' TL"u!efoL,'pluw's croisïs WnU
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Zndr.'l'''''Xr''?''^^"^^^'"^"' '^ 'parole e Il M« M ' "^^^ d Angleterre. Ce princî. ne par- H'L '1 ""f "^"J"^ ^^ mercredi-saint, dixième I iL de rhv' ^^^°i f ^'* j'^^' P"^ ^^ lempcaeen
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le siège, quelle se rendit à composition le treizième de juillet mil cent quatre-^ngt onze
[ An de J.-C. ilui.
et fut depuis la plus importante place des Litms en Palestine (t ). ^ ^^
Les principaux articles de la capitulation furent que les émirs s'obligeroient , au nom de Saladin eur maître, à rendre la vraie eroix prise a la journée de Tibériade, et délivrcT nulle chrétiens caplifs et ilvux cents chevaliers (le ceux qui se Irouvoient dans ses états H) Apres la reddition de la place, leschrètiVns tirent nettoyer par leurs prisonniers les é-lises changt'es en mosquées, et elles furent réconciliées le seizième de juillet par Alard, évèque de \erone, cardinal et légat du saint-sié^^,. assiste des archevêques de Tyr , de Pise et a Auch, avec les évéques de Sarisbéry d Fvreux de Rayonne, de Tripoli, de Chartres et de Beauvais. Les deux rois avoient ordonné que tous les musulmans (jui se feroient baptiser seroient mis en liberté; mais, comme on vit qu ils ne le faisoient que par la rrainle de a mort , et qu'ils alloient aussitôt trouver Saladin, renonrant au ( hristianisme, on défendit d en baptiser davantage. Le roi de France so contenta de cet exploit , se trouvant malade et d ailleurs mal satisfait du roi d'Angleterre' avec lequel ilavoiteu plusieurs dilTerents dc^ i>lessine. H s'embarqua donc le dernier jour de juillet, laissant la (onduite des croisés trancois a Muges 111 , duc de IJourgogne , qui uiourui a lyr 1 année suivante mil cent qualre-vin-tdouze Le roi Philippe aborda à Olrante^'le jeudi dixième d'o( tobre mil (eut quatre-vin-tonze, et vint à Kome , (,ù le pape CelesliiHe reçut avec tionneur , et le défraya pendant huit jours. 11 lit de grandes plaintes contre le roi d Angleterre et se lit absoudre de son vœu lui et les siens, parce qu ils n'en avoient pas accompli le temps ; le pape leur donna même (les palmes et des eroix pendues au eou les déclarant pèlerins (:J). Le roi Philipp(. arViva en 1 rance vers la fête de Aoël, qu il célébra à Fontainebleau.