‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 279 sur 2407 · Theoph. an. 4, p. 3S · texte numérisé non relu

Theoph. an. 4, p. 3S

.3) Elm. c. 7. Elmac. p.

lao.

(4.) Thcop. an. 6, p. 389.

née du règne de lïadi , le seizième jour du mois égyptien touba, c'est-à-dire ronzième de janvier sept cent quatre-vingt-six (1). Il tint le siège treize ans, et mourut à pareil jour, l'an cinq cent quinze de Diodétien, de J.-C. sept cent quatre-vingt-dix-neuf (2). L'Eglise fut en paix de son temps, et on le loue de ses aumônes , principalement dans une grande cherté de vivres. A Antioche, après la mort de David intrus avec violence , George, qui avoit été dix ans en prison , rentra dans le siège, et fut patriarche des jacobites. H écri vit sa lettre synodique à Jean d'Alexandrie, et en reçut réponse. George étant mort, Cyriaque fut ordonné à sa place patriarche d'Antioche pour les jacobites, et envoya aussi sa lettre synodique à Jean d'Alexandrie, qui la reçut avec joie.

XX VIII. Concile commencé à Constanlinople.

Les lettres pour la convocation du concile, au n(mi de Constantin et d'Irène, ayant été envoyées à tous les évéques de leur obéissance , ils se rendirent à Constanlinople, et les légats du pape et des patriarclK^s d Orient y arrivèrent en même temps (3). L'empereur et rimpératrice étoient en Thrace hors de Constanlinople : ce qui rendoit [dus hardis les évéques engagés dans T hérésie des iconoclastes, qui étoient le plus grand nombre, et soutenus par quantité de laïques. Ils disoient hautement qu il falloit s'en tenir à la condanmalion des images, sans souffrir qu'on tînt de nouveau un concile. Ils murmuroient contre le patriarche Taraise, et au mépris de son autorité lenoient des assemblées séparées. Il en fut averti, et leur fit dire : Sachez que Constanlinople a un évéque, il ne vous est point permis de tenir des assemblées à son insu , sous peine d'être déposés, suivant les canons. Les évéques séditieux ayant reçu cet avis furent retenus par la crainte.

L'empereur et l'impératrice revinrent à Constanlinople et furent suivis d(^s troupes de la garde et des autres qui avoient accoutumé de servir dans la ville. Le jour de l'ouverture du concile fut lixéau premier d'août, indiclion neuvième , l'an sept cent quatre-vingt-six et lelieu dans l'église des Apôtres. Le soir du jour précédent, les soldats furieux vinrent dans le baptistère de l'église, criant en tumulte, qu'on ne souflriroit point qu'il se tînt de concile (4). Le patriarche en fit son rapport à l'impératrice ; mais on ne crut pas devoir pour cela différer le concile, et il s'assembla le lendemain. Le patriarche et les évéques commencèrent à parler, et on lut quelques lettres synodiques , imrtant qu'il n'est jamais permis de tenir un

(1) Elm. p. 105. Conc. lom. 7, p. 38, p. 526,

(2) Elm. p. 3. Ch. Or. p. D.

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