‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 288 sur 2407 · Sup. I. XXWU^n · texte numérisé non relu

Sup. I. XXWU^n

:i: Sup.l.XL, n.27. U.i». p. 2*7,261,251.

Ande J.-C. 787.]

qu'il ne faut point craindre de fausser les mauvais serments. Car quelques-uns s'cxcusoient sur ce qu'ils avoient juré de ne jamais honorer les images (1). On lut trois miracles attribués aux images de saint Côme et de saint Damien et quelques passages de saint Athanase et de saint Ijasile , pour montrer que l'honneur rendu à l'image se rapporte à l'original. 31ais la lettre de saint Basile à Julien l'apostat , qui fut aussi lue, est une fiction. On lut encore des passages de plusieurs vi(»s, de saint Siméon Stylite, de Jean le jeûneur patriarche de Constantinople, et tenu pour saint par les Grecs, de sainte Marie Egyptienne, de saint Théodore Sicéote(2).

Ensuite on lut la lettre du pape Grégoire II , écrite en sept cent trente à saint Germain, patriarche de Constantinople, et trois lettres de saint Germain, l'une à Jean de Synnades, l'autre à Constantin de Nacolie, la troisième à Thomas de Claudiopole (3). Je les ai rapportées toutes quatre en leur temps. Sur ces lectures, le concile s'écria : La doctrine des pères nous a redressés. Nous y avons puisé la vérité. Ils nous ont appris à honorer les images. JNous sommes enfants d'obéissance : et nous nous glorifions à la face de l'Eglise, notre mère, de suivre sa tradition. Anathème aux iconoclastes ! Anathème à ceux qui n'honorent pas les saintes images, à ceux qui les nomment idoles (4) ! On prononça ainsi plusieurs anathèmes écrits dans un papier, les mêmes qui étoient compris dans la confession de foi des évêques reçus à la première session.

Ensuite Euthymius, évêque de Sardis, lut au nom du concile une confession de foi, où, après avoir expliqué la tri ni té et l'incarnation, il est dit : Ce n'est ni un concile, ni la puissance des empereurs , ni une conjuration odieuse qui a délivré l'Eglise de l'égarement des idoles, suivant la rêverie du conciliabule judaïque qui a murmuré contre k^ saintes images. C'est Dieu lui-même qui, s'étant incarné, nous a délivré de l'idolâtrie, à lui seul en est la gloire. Nous embrassons les paroles du Seigneur, des apôtres et des prophètes , par lesquelles nous avons appris d'honorer premièrement la mère de Dieu, qui est au-dessus de toutes les vertus célestes; puis les anges , les ap(Mres, les prophètes , les martyrs, les docteurs et tous les saints; de demander leur intercession, comme pouvant nous recommander à Dieu , pourvu que nous observions ses commandements (5). Nous recevons encore la figure de la croix, les reliques des saints et leurs images; nous les embrassons, suivant l'ancienne tradition de nos pères, qui les ont mises dans toutes les églises de Dieu , et dans tous les lieux où il

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