Heb. IX, 1. Sup. I. XIV, (5) P. 223. V. Ath edit
(2) P. 202, 207. (0) Conc. p. 231. Sup. I. (3; Sup. I. X.\.\VII, 11 32. \.XXI.\, 11 18.
saint Jean monlroit du doigt (1). Elie, archiprèlre de l'église de Blaquorne, qui faisoit celte lecture, avoua qu'elle l'avoit converti. Sabbas, abbé de Stude, demanda pourquoi on avoit lu ce canon dans un papier, et non dans un livre. C'est, ditTaraise, que ce papier est l'original même que les pères ont souscrit, et Pierre, évéque de Nicomédie, représenta un livre, où on lut le même canon. Taraise ajouta : Quelques-uns par ignorance soutiennent que ces canons ne sont pas du sixième concile Or ils doivent savoir que le sixième concile, après avoir fait la définition de foi contre les monothélites, se sépara la quatorzième année de Constantin. Quatre ou cinq ans après , les mêmes pères s'assemblèrent sous Justinien, fils de Constantin, et firent les canons dont il s'agit ; et on n'en doit point douter. Car les mêmes qui a voient souscrit sous Constantin , souscrivirent ce papier sous Justinien, comme on voit par la conformité de leur écriture. 11 est étonnant que Taraise ne sût pas plus précisément les dates de ces conciles, tenus cent ans avant lui , dont il avoit en mains les actes, pour comparer les soucriplions. Le sixième concile finit le seizième septembre six cent quatre-vingt-un (i2). Et le concile de Trulle ne s'assembla qu'onze ans après, savoir l'an six cent quatre-vingt-douze, indiction cinquième. De plus il y avoit i)lusieurs évêques différents de ceux du sixième concile, entre autres les quatre patriarches.
Ensuite, à la requête des légats, on lut un grand passage du cinquiémelivre de l'apologie des chrétiens contre les juifs, composé par Léonce, évêque de Naples en Chypre, où il montre combien le culte des images est éloigné de l'idolâtrie. Après cette lecture, Constantin, évêque de Constantia, métropolitain de la province, dit: Ce |HTe a paru avec éclat dans une des villes de Chypre JNous avons de lui plusieurs panégyriques , entre autre un sur la transfiguration (3). 11 a composé la vie de saint Jean l'auniùnier, de saint Simon Salus, et quelques autres ouvrages; et en tous on connoit qu'il est orthodoxe, lia vécu du temps de l'empereur Maurice. 11 falloil plutôt dire d'Héraclius, sous lequel est mort saint Jean l'aumônier.
On lut quelques passages d'Anastase, év(Hïuc d'Antioche , touchant le mot d'adoration, |H)ur le distinguer de celui de service ou latrie. On lut un passage du pré spirituel, sous le nom de saint Sophrone de Jérusalem , quoique l'ouvrage soit de Jean IVlose, comme il a été dit en son lieu. Il y rapporte la rèponsi^d'un abbé Théodore, qui véritablement est fort extraordinaire, mais il ne laisse pas de prouver clairement la créance du culte des images (4). On en tira encore une conséquence très vraie ;
ri) p. 234. Sup. 1. .XL, n. (3) P 240, 2.'>5.