‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 299 sur 2407 · LIVRE QUAKANTE-QUATRIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUAKANTE-QUATRIÈME

(2) C. It.

sa.

vil) c. IJ, 10, IW, 20,

(2) V. Th. Balf.

(S) T 7,Conc.p- 528.

(4) Vlta ap. Boll. 25.

Febr. tom. 5.P 7, Conc.

(ft) Anasl. in Hadr.

(7) Id praef. In 7, Syn.

(8) To. 6, Conc. p. 1865.

le roi Elfuold , et Embald , archevêque dTork. Comme le roi demeuroit en un lieu trop éloigné vers le Nord , l'archevêque lui envoya des gens pour l'avertir de l'arrivée des légats. Aussitôt il marqua avec joie le jour du concile, et le lieu nommé Calcuth, et s'y rendit lui-même avec tous les évéques et les seigneurs.

On y dressa vingt canons , dont le premier recommande la foi de JSicée et des six conciles généraux. Ils n'avoient pas encore de connoissance du septième. On défend de baptiser hors le temps réglé par les canons, c'est-à-dire à Pâques, sans grande nécessité. On défend aux ministres de l'autel d'y servir ayant les jambes nues , ni d'offrir le saint sacrifice dans des calices ou des patènes de corne. Les rois seront élus parles évéques et les seigneurs, et seront nés en légitime mariage ; et il est défendu d'attenter contre leur vie. En général , les bâtards sont exclus de toute succession légitime. Ce décret servoit à réprimer les conjonctions illicites, et Tautorité temporelle y concouroit. On défend tous les restes de superstitions païennes , comme les augures , les divinations, les enchantements, les sorts pour juger les procès; et même certaines coutumes de soi indifférentes , comme de se teindre ou pliquer la peau à la manière des Picfes, de défigurer les chevaux en leur fendant les naseaux , leur coupant les oreilles ou la queue , d'en manger la chair. Défendu d'imposer aux églises de plus grands tributs que ne permet la loi romaine et la coutume des princes pieux (1).

Les légats ayant proposé ces canons dans le concile, ils furent approuvés et souscrits avec le signe de la croix , premièrement par le roi Elfuold , puis par l'archevêque Embald , quatre autres évéques et les députés d'un absent , par deux ducs et deux abbés , et tous promirent de les observer inviolablement. Ensuite les légats, accompagnés des députés du roi de Northumbre et de l'archevêque d'York , allèrent au concile des Merciens, on ne dit pas en quel lieu, où se trouvèrent le roi Offa avec les seigneurs , et Jambert , archevêque de Cantorbéry, avec les autres évéques du pays. On y lut les mêmes canons, et on les expliqua du latin en langue teutonique , afin que tout le monde les entendît. Ils promirent tous de les observer, et y souscrivirent : premièrement l'archevêque Jambert , puis le roi Offa , treize évéques , quatre abbés, trois ducs et un comte. Ainsi ces deux conciles tinrent lieu d'un concile général de toute l'Angleterre. Les légats en rendirent compte au pape Adrien par une lettre où ils insèrent les canons (2). Ils y disent que, depuis saint Augustin , on n'a point envoyé en Angleterre d'évêque romain qu'eux. Ce qui fait voir qu'ils ne connoissent pas la mission de saint Théodore.

Mi-H,

(1) C.2,10,12,13,14,16,19. (2) Sap. 1. XXXIX, n, 43,

HISTOIRE DU CHRISTIANISME

[Ande J.-C.787.

AndeJ.-C. 788.J

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