‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 315 sur 2407 · Sup. I. XLII, n · texte numérisé non relu

Sup. I. XLII, n

XLIII, n.56; C. 17, p. 95; C.

vres carolins (1), où il est dit, non que l'on défend d'adorer les images , mais que l'on n'y contraint personne. Sur quoi le pape Adrien dit : Cet article est bien différent des précédents; c'est pourquoi nous reconnoissons qu'il est de vous, en ce que vous faites profession de suivre entièrement le sentiment de saint Grégoire. Il parle au roi Charles. Ensuite il rapporte le passage de la lettre de saint Grégoire à Sérénus , où il dit que les images sont utiles pour l'instruction , mais qu'il ne faut adorer que Dieu (2). Il y joint d'autres passages de saint Grégoire, savoir, de deux lettres à Secondin, où il dit qu'il lui envoie des images pour exciter sa dévotion, et adorer Jésus-Christ en la présence de son image.

Le pape ajoute, parlant du concile de Nicée (3) : ^ous l'avons reçu, parce que sa décision est conforme au sentiment de saint Grégoire ; craignant, si nous ne le recevions pas , que les Gr(*cs ne retournassent à leur erreur, et nous ne fussions responsables de la perte de tant d'àmes. Toutefois, nous n'avons encore donné aucune réponse à l'empereur au sujet du con( ile. (rest que le pape étoit bien informé de l'état chancelant de la cour de Constantinople et du pouvoir des iconoi lastes. H ajoute : En les exhortant à rétablir les images, nous les avons avertis de restituer à l'éghse romaine sa juridirlion sur certains évéchés et archevêchés, et l(*s patrimoines qui nous furent ôtés, quand on abolit les images; mais nous n'avons eu aucune réponse Ce qui montre qu'ils sont convertis sur un article, mais non sur les deux autres. C'est pourquoi , si vous le trouvez bon, en r<»ndant griice à lemixTcur du rétablissement des images , nous le presserons encore pour la restitution de la juridiction et des patrimoines; et, s'il la refuse , nous le déclarerons hérétique. Telle est la réponse du pape Adrien aux livres c^irolins, où l'on ne peut assez admirer la douceur avec laquelle il répond à un écrit si plein d'emportement et de mauvais raisonnements. Soit que cette douceur vint de sa modération ou de sa crainte d'offenser Charles , dont la protection lui étoit si nécessaire.

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