‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 348 sur 2407 · VU, Cap. aOO, al · texte numérisé non relu

VU, Cap. aOO, al

HISTOIRE DU CHRISTIANISME

[An de J.-C. 803

li?

SCS prédécesseurs et par des conciles ; et que les chorévéques n'ont le pouvoir ni d'ordonner des prêtres, des diacres et des sous-diacres , ni de dédier des églises , consacrer des vierges, donner la conGrmalion , ou faire aucune fonction épiscopale ; et que tout ce qu'ils ont prétendu faire par attentat doit être fait de nouveau par des évêques légitimes , sans craindre de réitérer ce qui est nul. Enfin que le pape ordonnoit de condamner tous les chorévéques , et les envoyer en exil. Mais il a trouvé bon que nos évêques les traitassent plus doucement, et ils les ont mis au rang des prêtres , à la charge de n'entreprendre à l'avenir aucune fonction épiscopale, sous peine de déposition. C'est ce qui a été ordonné au concile tenu à Ratisbonne par l'autorité du pape , et on y a déclaré que les chorévéques n'éloient point évêques , parce qu'ils n'avoicnt été ordonnés ni pour un siège épiscopal , ni par trois évêques.

L'empereur continue (1) : Nous avons ordonné , de l'avis du pape Léon , de tous nos évêques et nos autres sujets,qu'aucun chorévêque ne pourra donner la confirmation , ordonner des prêtres, des diacres ou des sousKliacres, donner le voile à des vierges , faire le saintchrême , consacrer des églises ou des autels , ou donner la bénédiction au peuple à la messe publique : le tout sous peine de nullité et de déposition de tout rang ecclésiastique pour le chorévêque, parce que toutes ces fonctions sont épiscopales, et que les chorévéques ne sont que prêtres (2). C'est pourquoi les évêques contirmeronl ou ordonneront de nouveau ceux à qui ils avoienl imposé les mains, et ainsi du reste, sans crainte de réitérer les sacrements. Cette discipline est conforme à celle des anciens conciles d'Ancyre et de Néocésarée (3), où les chorévéques ne sont mis qu'au rang des prêtres, et le canon d'Antioche bien entendu ne leur donne pas davantage. Mais l'ordonnance du concile d'Aix-la-Chapelle n'eut pas sitôt son effet , et l'usage des chorévéques dura encore plus d'un siècle : ce ne fut que vers le milieu du dixième qu'ils cessèrent en Orient et en Occident. Il étoit difficile de les contenir dans leurs bornes , et les évêques ignorants ou négligents se déchargeoient volontiers sur eux (4).

Le patriarche Paulin mourut peu de temps après, c'est-à-dire l'an huit cent quatre, le onzième de janvier, jour auquel il est honoré comme saint (5). 11 reste de lui plusieurs écrits, dont les principaux sont le traité de la trinité contre Félix et Elipand, uomméSacrosyllabus; les trois livres contre Félix ; le livre des instructions salutaires , adressé à un comte qui a passé long-temps sous le nom de saint Augus-

(1) C. 5, VII, Cap. i2. c. 2, 6.

(î) 6, vu, 484. (4) BoU. lo. 1, p. 713.

(3) Sup. liv. X, n. 16, 17. (5) To. 7, Conc. p. 1822,

Ancyr. c. 16. Neoc. c. 14. ap. Alcuin, p. 187 i. DeSa-

Ant. c. 10. Sup. XII, n. 13. lut. Doc. lo. 6, Aug. Ap. p.

V Morin. ordin. Exer. ix, i9d.

tin. On dit que Paulin disoit souvent des hymnes , principalement aux messes basses et vers la consécration (1).

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