VitaBoU.lo.*,p
(5) Martyr. R. «5 febr.
Theoph. p. 4a*, B.
(6; VitaS.Niceph. n. 8t.
Bot!, to. 7, p. 208. Vila PlaL c. 6.
(7) Epist. 16.
HISTOIRE DU CHRISTIANISME
(âd de J.-C. 806.
vance des slylitcs continuoit trois cent cinquante ans après saint Siméon , leur auteur. L'empereur se détermina sur JNicéphore, qui avoit été secrétaire de ses prédécesseurs , et il fut élu d'un commun consentement du clergé et du peuple ; mais Platon et Théodore Studile s'y opposèrent fortement , soutenant qu'il ne falloit pas élever tout d'un coup un laïque à l'épiscopat (1). Ils craignoient sans doute que cet exemple , en suite de celui de Taraise , ne fût d'une dangereuse conséquence. L'empereur en fut tellement irrité, qu'il lit enlever Platon, et le tint vingt-quatre} jours dans une étroite prison," après quoi il lui permit de retourner à son monastère. Il fit emprisonner quelquesuns des moines, il en fit mettre à la question; et il vouloitles chasser de Constantinople, maison Ten détourna, en lui représentant que l'entrée de Nicéphore dans le siège patriarcal seroit odieuse si , à son occasion , on délruisoit une communauté de sept cents moines qui vivoient sous la conduite cle Théodore. Nicéphore fut donc ordonné patriarche le jour de Pâques , douzième d'avril huit cent six.
Il étoit né à Constantinople vers l'an sept cent cinquante-huit. Son père Théodore, étant secrétaire de l'empereur Constantin Copronyme, fut accusé d'honorer les images, ce qu'il avoua franchement , et, après les menaces elles coups , il fut privé de sa charge et envoyé en exil (2). Il en fut rappelé et encore éprouvé par des tourments ; mais comme il demeuroit attaché à la tradition de l'Eglise, l'empereur le relégua à Nicée , où il mourut. Sa femme Eudocie, qui l'avoit toujours suivi, éleva avec grand soin le jeune Nicéphore, son fils , et embrassa enfin la vie monastique. Nicéphore exerça la même charge de secrétaire que son père , sous le règne de Constantin et a Irène, et il en fit la fonction dans le septième concile (3).
Il avoit joint à la connoissance de la religion celle des sciences profanes ; et sa voit la grammaire , la rhétorique et toutes les parties des mathématiques et de la philosophie (4). Voulant éviter le tumulte des affaires, il fonda un monastère dans un lieu stérile et désagréable , où il se retira , sans toutefois embrasser la vie monastique , s'occupant à la prière et à rétude , et s'exercant à l'humilité et à toutes les vertus. Mais il fut obligé de quitter cette retraite , par ordre de l'empereur et de l'impératrice, pour prendre la conduite du grand hôpital de Constantinople ; il étoit retourné à sa solitude, quand l'empereur Nicéphore le fit venir pour accepter la dignité de patriarche , ce qu'il fit avec beaucoup de répugnance , et avant son ordination il voulut recevoir l'habit monastique. Staurace, fils de l'empereur, couronné au mois de décembre huit cent trois,
(1) Theoph.p.407. Sup.