‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 368 sur 2407 · LIVRE QUARANTE-CINQUIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUARANTE-CINQUIÈME

empêché (1). Entre plusieurs monastères qu'il fonda de nouveau , ou qu'il répara , on en nomme vingt-six , dont les plus connus sont : Saint-Filbert dans l'île d'Héro ou Noirmoutier, Charroux, Saint-Maixant , Nouaillé , tous quatre dans le diocèse de Poitiers, et Sainte- Radégonde, ou plutôt Sainte -Croix dans la ville, Conques dans le diocèse de Rhodez, Menât et Manlieu en Auvergne, Moissac en Quercy, Saint - Chaffre dans le diocèse du Puy, Solognac près de Limoges, Ourbion ou la Grasse dans le diocèse de (]arcassonne , et enfm le monastère d'Aniane. La plupart reconnoissent l'empereur Charles pour leur fondateur ; et il est à croire que son fils Louis ne faisoit qu'exécuter ses ordres et ses conseils. A son exemple, plusieurs èvéques et plusieurs laïques relevoient les monastères ruinés, et en fondoient de nouveaux.

Le roi Louis prit en affection particulière saint Benoît d'Aniane, et le protégea contre ceux qui s'opposoient à sa réforme (2). Il écoutoit ses conseils, lui faisoit souvent des présents, et se servit de lui pour rétablir plusieurs monastères. A Menât en Auvergne, Benoît envoya par son ordre douze moines, qui en attirèrent environ soixante. Il en envoya vingt à Saint-Savin en Poitou, et quarante à Masciac ou Massay en Berry. Le roi lui donna tous ces monastères , afin de soulager celui d'Aniane, trop nombreux pour la stérilité du lieu : et Benoît mit en chacun un abbé, retenant l'inspection sur tous.

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