‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 437 sur 2407 · Ap. Boli. tO. 7, p · texte numérisé non relu

Ap. Boli. tO. 7, p

(4) mart R. 12 Mart.

(5; Script, post. Thcoph.

An d« J.'C. «20. ]

être brûlé en sa présence , dans le fourneau des bains du palais. L'exécution se devoit faire le même jour ; mais l'impératrice Théodosia vint avec empressement reprocher à l'empereur le peu de respect qu'il avoit pour une si grande fêle, où il devoit recevoir le corps de Notre SeigncLr. Craignant donc de s'attirer la colère de Dieu, il donna Michel en garde au papiasou concierge du palais, avec des fers aux pieds dont lui-même garda la clef. Mais il dit à son épouse : Vous verrez, vous et vos enfants, ce qui en arrivera pour m'avoir aujourd'hui préservé de ce péché.

Il étoit alarmé de plusieurs prédictions entre autres de certaines miniatures d'un livre de la bibliothèque impériale, où on prétendoit que tous les empereurs qui dévoient régner étoient représentés par des symboles mystérieux. Son inquiétude le fit passer dans l'appartement du papias au plus fort de la nuit. Mais il fut bien surpris de voir qu'il dormoit à terre, et avoit cédé son lit à Michel. 11 s'en approcha , et fut encore plus étonné de voir que M ichel dormoit profondément dans le péril où il étoit. 11 se retira menaçant l'un et l'autre ; mais un des gardes l'ayant reconnu en avertit Michel et le papias, qui, saisis de crainte, résolurent de prévenir l'empereur. Michel feignit de se vouloir confesser, et envoya démander à l'empereur la permission par un nommé Théoctiste. L'empereur le permit, mais au liru d'aller trouver le confesseur, Théoctiste alla dire aux conjurés que Michel découvriroit tout à l'empereur s'ils ne faisoient un coup hardi pour le sauver. Ils s y résolurent ; et comme le clergé du palais qui logeoit dehors avoit accoutumé de venir chanter matines au commencement de la troisième veille de la nuit, les conjurés, à la faveur des ténèbres, se coulèrent avec eux déguises en clercs avec des épées sous le bras et se tinrent dans un lieu obscur, en attendant le signal. C etoit un vers que l'on peut traduire ainsi.

Pour l'nrnour du Seigneur, ils surent mépriser.... C esile oommencement d'une hymne a la louange des trois enfants dans la fournaise que les Grecs chantent encore au même office des matines du jour de Noël (1). L'empereur Léon le chantoit lui-même, car il avoit la voix belle, etchantoitplusagréablement qu'homme de son temps.

Quand il commença donc à l'entonner, les conjurés entrèrent en foule; et d abord ils se méprirent et se jetèrent sur le chef du clergé , dont la taille étoit à peu près la même, et qui portoit, comme l'empereur, un bonnet fort pointu, car le grand froid les avoit obligés à se couvrir la tête. L'ecclésiastique les désabusa bientôt en découvrant sa tête qui étoit chauve, et Léon se sauva dans le sanctuaire. Il prit iine croix, dont il paroit les coups, mais il

(1) Menelog. 25 decem.

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