‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 453 sur 2407 · I. L'empereur Michel propose une conférence · texte numérisé non relu

I. L'empereur Michel propose une conférence

Michel, empereur d'Orient, étoitoccupé de la guerre civile contre Thomas, qui sedisoit Constantin, fils d'Irène, et dès le temps de Léon l'Arménien, avoit conquis l'Arménie et les pays voisins (1). Sous Michel il vint en Thrace, et assiégea Constantinople au mois de décembre huit cent vingt-un. Michel, ayant donc un tel ennemi, et craignant peut-être que les défenseurs des images ne prissent son parti, leur fit encore proposer d'entrer en conférence avec les iconoclastes. C'est ce qui paroit par une lettre de saint Théodore Sludile à Léon , sacellaire ou trésorier, dans laquelle il dit {-2) : C'éloit la même prétention de Léon, qui régnoit avant lui, de nous faire conférer avec les hérétiques, croyant porter contre nous un jugement contradictoire. L'empereur à présent régnant avoit aussi le même dessein, quand il nous parla il y a trois ans (3). Mais ni notre illustre prélat ni nous, qui étions présents, ne pûmes en convenir, car il ne s'agit pas ici d'affaires temporelles dont l'empereur peut juger, mais de la doctrine céleste, qui n'a été confiée qu'à ceux à qui il a été dit : Tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et le reste; c'est-à-dire aux apôtres et à leurs successeurs, celui qui tient le premier siégea Rome, le second de Constantinople, ceux d'Alexandrie, d'Antioche et de Jérusalem. Ces cinq chefs font la force de l'Eglise; c'est à eux à juger les dogmes divins. Le devoir des princes et des magistrats, c'est de leur prêter la main, et mettre avec eux le sceau à leurs décisions. Et ensuite : 11 est impossible de réunir cette église sans le consentement des cinq patriarches; et si vous me demandez comment on le peut faire, il faut que les hérétiques quittent les églises, et que le patriarche IN icéphore reprenne son siège; qu'il s'assemble avec ceux qui ont combattu comme lui pour la vérité, s'il n'est pas possible d'avoir des légats des autres palriarches. Mais il est possible, si l'empereur veut y faire assister celui d'Occident, à qui on rapporte l'autorité du conseil oecuménique. S'il n'y assiste pas,

(1) Post.Th. n. 30.

(2) II, Ep. 129.

(3) Sup. 1. XLVI.n. 43.

notre patriarche ne laissera pas de faire l'union, par ses lettres synodiques, qu'il enverra au premier siège. Que si lempereur n'agrée pas celle proposition, et soutient toujours que le patriarche i\ icéphore s'est écarté de la vérité, il nous faut envoyer à Rome de part et d'autre , et en recevoir la décision cerlaine de la foi.

On rapporte à ce temps-là une lettre de Théodore à l'impératrice Théodora , veuve de Léon l'Arménien, et à son fils Basile, où il les félicite sur leur conversion de l'hérésie des iconoclates , mais il ne parle point du miracle, par lequel on prétend que Basile avoit recouvré la voix à la présence d une image de saint Grégoire de Aazianze , ce qui rend ce miracle fort suspect (Ij.

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