XXV. Canons sur le clergé
On se plaint , comme d'un des plus pernicieux abus, que les conciles ne se tiennent plus deux fois par an , suivant les canons, et on ordonne qu'ils se tiendront au moins une fois. Les évéques doivent suivre en tout les exemples des pères ; et nous avons appris avec indignation, disent ceux du concile, que quelquesuns de nos confrères couchent en particulier , sans avoir des témoins de la pureté de leur conduite (2). JNousle défendons à l'avenir pour le bon exemple , et pour retrancher toute occasion de médisance. C'est-à-dire que 1 on veut conserver l'usage de ces clercs inséparables des évéques, que les Grecs nommoienlsyncelles (3). Le concile se plaint encore que les évéques se plaisent à conserver et à manger avec des laïques , plutôt qu'avec des clercs , et que leur mauvais exemple est suivi par les abbés et les abbesses. Entin, que les évéques s'absentent souvent de la ville où est leur siège, et vont en des lieux éloignés pour satisfaire à leur intérêt , ou à leur plaisir. Le titre de ces canons, qui est de la même antiquité, porte : Que les évéques et les autres prélats , excepté le cas de nécessité, doivent dire les heures canoniales avec leurs clercs , leur faire tous les jours des conférences sur l'Ecriture , et manger avec eox.
Il est défendu aux clercs et aux moines d'être fermiers, intendants ou négociants, et aux moines en particulier, de se mêler d'aucune aibire etolésiastique ou séculière, sinon par obéissance en cas de nécessité. Défense aux prêtres de s'absenter de leurs églises , et aux évéques de les envoyer ailleurs, pour faire leurs affaires ou leurs m(»ssages , au préjudice du service divin , et des àiiies de ceux qui meurent cependant sans confession ou sans bap-
(3) Sup. l. XXV, r. 15, n.