XLIX. Concile m Tra/Za
Comme les deux derniers conciles ffénéraur n avoient point fait de canons, les Orientaux jugèrent a propos d'y suppléer , onze ans après le sixième concile, c'est-à-di^e l'an six œnt quatre-vingt-douze, indiction cinquième (2) Pour cet effet , l'empereur Justinien convoqua un concile^, ou se trouvèrent deux cent onze evêques , dont les principaux étoient les quatre patriarches, Paul de Constantinople, Pierre d Alexandrie, Anastase de Jérusalem , George d Antioche. Ensuite sont nommés dans les soûl! criptions, Jean de Juslinianople , Cyriague de Cesaree en Cappadoce, Basile de Gortyne en
^î! S' Tr^ ^'^ ^^"^"^ ^^ Pl*^^ ^^ t«»t le concile de 1 eghse romaine, comme il avoit dit en
souscrivant au sixième concile. Mais il est certain d ailleurs qu'il y avoit en celui-ci d^ légats du samt-siége (3). Ce concile s'assembla, comme le sixième, dans le dôme du palais nomme en latin trullus, dont le nom lui est demeure. On le nomme aussi en latin ouùi nisej:te^en grec penlhecte; comme qui diroit cinq-sixieme, pour marquer qu'il n'est aue le supplément des deux conciles précédents • quoique proprement c'en soit un particulier ' On voulut y faire un corps de discipliné, qui servît désormais à toute l'Eglise ; et on le distribua en cent deux canons (4). Premièrement, on proteste de conserver la foi des apôtres et des six conciles généraux , condamnant nommément les erreurs et les personnes qu ils ont condamnées. Ensuite, on déclare les canons que l'on prétend suivre, savoir les quatre-vingt-cinq attribués aux apôtres, mais on rejette les constitutions attribuées à saint Clément, comme altérées par les hérétiques. On reçoit les canons de Nicée , d'Ancyre de Neocésarée de Gangres, d' Antioche, ' de Laodicee ; des conciles généraux de Constantinople, d'Ephèse, de Chalcédoine ; ceux de Sardique , de Carthage , du concile de Constantinople sous Nectaire, et Théophile d'Alexandrie. Ce doit être le concile tenu en trois cent
(1) Sup. n. 38.
(2) T. 0, Conc. p. 1! 24.
(3) Anast. in Ser.
HISTOIRE DU CHRISTIANISME
tAn del.-G. 691.
quatre-vingt-quatorze, à la dédicace de l'église de Ruffin ; mais nous n'en avons point les canons (1). Le concile approuve encore les épîtres canoniques de saint Denis et de saint Pierre , tous deux d'Alexandrie, de saint Grégoire thaumaturge , de saint Alhanase , de saint Basile , de saint Grégoire de Nysse , de saint Grégoire de JVazianze, de saint Amphiloque, deThimothée, de Théophile et de saint Cyrille, tous trois d'Alexandrie , de Gennade de Constantinople , enfln le canon publié par saint Cyprien pour la seule église d'Afrique. Il est difficile d'entendre quel est ce canon , si ce n'est la préface du concile de saint Cyprien , où il dit qu'aucun ne prétend être évêque des êvêques, ou obliger ses collègues à obéir par une crainte tyrannique. Le concile défend de supposer d'autres canons sous de faux titres.