LIVRE QUARANTE-HUITIÈME
318 HISTOIRE DtJ CHRISTIANISME. [ An de J.-c. su ■ AndcJ-C.SiSl LIVRE QUARANTE-HUITIÈME.
Quand vous aurez donné soigneusement ces en exil pour la foi, denienrftt oublié (1) n I ques anné(»s à découvert, puis il s'enferma dans ayant demeuré auelaues an m. v instructions , nous nous contions en la misé- alla donc lui-même tirer son corps de l'écliso l ""^ caverne et ne vivoit que de pain et d'eau, avec ses discioles fut Iiip nâr , ^ ^^?^^"«
instructions , nous nous confions en la miséricorde de Dîtîu, que le retranchement des offrandes fera cesser ces prétendues maladies ; puisque ceux qui feignent d'en être frappés seront réduits à chercher de quoi vivre : que s'il y en a de trop opiniâtres , il faut les contraindre par punition corporelle à confesser la vérité. Car, quand il seroit vrai qu'en se retirant de ces lieux-là ils seroient aussitôt attaqués d'une nouvelle maladie, ce seroit évidemment par l'opération du démon , et par conséquent il faudroit encore plutôt quitter ces lieux et mépriser les terreurs de l'ennemi pour implorer le secours de Dieu dans les lieux ordinaires. Car il ne faut pas soupçonner de jalousie les saints qui régnent avec Dieu , ni croire qu'ils trouvent mauvais qu'on mène chez d'autres saints les malades qui leur ont été une fois présentés.
Que si le peuple veut visiter les églises de plusieurs saints, il y a des jours solennels où il peut le faire dévotement, suivant Taiicien usage de l'Eglise. Savoir, au temps des rogations et des processions indiquées pour divers besoins, en carême et aux fêtes des saints, quoique l'on puisse aussi visiter les saints lieux pendant les autres jours, en silence, et avec une piété sincère, sans ostentation et sans bruit. Mais quelle absurdité de manquer à ces dévotions légitimes et commandées, ou les observer à regret , et courir à celles que personne ne propose, et qu au contraire on défend? EnOn, s'il se trouvoit de vrais i)ossédés, ils devroient être traités, suivant la coutume de l'Eglise, chez eux et par leurs curés, ou être menés tranquillement par leurs parents et leurs amis à quelques églises de martyrs , sans attirer la foule et la contusion du peuple. Telle fut la réponse de l'archevêque de Lyon à l'évêque de Langres, qu'il accompagna de la lettre d'Agobard, son prédécesseur, à Barthélémy de JNar bonne ; et nous l'avons entre les œuvres d'Agobard (1).