‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 557 sur 2407 · XXXII. Capilulaircs de P.enott, diacre · texte numérisé non relu

XXXII. Capilulaircs de P.enott, diacre

Vers ce temps-là , Benoît, diacre de l'église deMayence, dans le royaume de Louis, recueillit les capilulaires(2), que l'abbé Ansegise avoit omis à dessein, ou qu'il n'avoit pas connus , et en composa trois livres , qui furent ajoutés aux quatre d' Ansegise, et font sept en tout. Benoit entreprit ce travail par l'ordre d'Otger, son évêque , et le dédia aux trois frères qui règnoient alors , Louis, Lothaire et Charles ; mais il nomme toujours le premier Louis, qui étoit son maître. H y comprit les constitutions de Pépin et deCarloman, son frère, qui étoient en usage, et tira principalement des archives de léglise de 31ayen(e les pièces de ce recueil ; mais il n'en fit pas \o choix avec assez de discernement, et ne les rangea pas avec assez d ordre. Au reste , ce qu'il dit dans sa préface , que les capilulaircs ont été conlirmès par l'autorité du pape, ne se rapporte qu'à ceux de Carloman, dont il parle en cet endroit (3).

XXXin. Concile de Paris.

Lu division entre l'empereur Lothaîre et ses frères augmenta par 1 insolence d'un seigneur, nommé Gisalbert, vassal du roi Charles, qui enleva l'an huit cent quarantc»-sixErmingartle, tille de Lolhaire, et l épousa. Lolhairc crut non-seulement que Charles autorisoit cet enlèvement, mais que Louis le germanique y avoit consenti (4). Louis se justifia, mais il ne put

An de J.-C. 847. 1

(1) Ann. Fuld. Chr. INorm.

Ann IkTlin.

i) Pnpfal. lîencd. Pr.T- Tat. Baluz. n. ii. Sup. I.

xiAli, n. 41.

(3) V. Baluz. n. Il, ti.

(i) Ann. Fuld. Flod. Ji, Hisl. c. 2.

réconcilier ses deux frères ; et Lothaire , pour se venger de Charles, entreprit de rétablir Ebbon dans le siège de Reiras, un an après l'ordmation d'Hincraar, qu'il savoit être fidèle à Charles. Il exigea donc des lettres du pape Sergius pour examiner de nouveau la déposition d'Ebboii , savoir, une lettre au roi Charles par laquelle le pape lui ordonnoit d'envoyer Gondebaud , archevêque de Rouen , avec quelques évêques de son royaume, et Hincmar pour se trouver à Trêves avec des lèi^ats dii uape, qui écrivit aussi à même fin à Gondebaud et à Hincmar.

Charles ne jugea pas à propos de laisser aller les evêques de son royaume à Trêves qui etoil dans celui de Lothaire, et où par conséquent ils ne seroient pas en liberté. C'est pourquoi, quand les légats du pape furent venus, Gondebaud indiqua le lieu du concile à Paris, ou il appela par ses lettres Ebbon et les 1. gais du pape. Gondebaud s'v rendit luimême avec ses suffragants; Vénilon, archevêque de Sens, Landran de Tours et Hincmar de Reims, s'y trouvèrent aussi avec les leurs. Landran étoit l'ancien archevêque de lours, qui avoit renoncé à son siège , et Ursmar lui avoil succédé dès l'an huit cent trentesix (1). Ces prélats s'assemblèrent à Paris le quatorzième de février huit cent quarante-six •"diction dixième, c'est-à-dire en huit cent quarante-sept, à notre manière de compter a\r ils commencoient l'année à Pâques ; mais i^hbon n y parut point, ni personne pour lui t'I 11 n'y envoya pas même d(»s lettres pour s excuser. Alors Gondebaud et les autres évêques de ce concile lui dénoncèrent par écrit qu ils lui interdisoient toute prétention sur le diocèse de Reims, et lui defendoient d'inquiéter personne pour ce sujet, jusqu'à ce qu'il se présentât devant eux, suivant l'ordre du pape Sergius, elqu'il fut jugé canoniquement. Ebbon

nereponditpoint,et,pendantcinqansquïl vécut encore, il ne s'adressa plus à aucun concile m au saint-siège, pour y porter ses plaintes! tn ce concile de Paris, les évêques mirent la dernière main aux canons qu'ils avoient dresses à Meaux , au mois de juin huit cent quarante-cinq, et composèrent la préface qui Jfst a la tête, où ils représentent combien de OIS lis ont exhorté le roi et les seigneurs de travailler à la réformation de l'état et de TE- Kfise, et attribuent les calamités présentes principalement les incursions des INormands au mépris de leurs avertissements {û). En ce même concile, Pascase, abbé de Corbie, de- JJîanda la confirmation des hUtres de Louis le débonnaire , de Lolhaire, pour conserver à ce inonastére la liberté des élections et la disposil'on de ses biens , et des lettres du roi Charles, qui se declaroil protecteur de cette maison. Le

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