XL. Concile de Mayence
(1) Elog. Mabili. p. 20. (â) Tom. 8, Conc. p.
1852. Ibid. p. 1745,
Trois mois après , il assembla son concile , par (►rdre du roi Louis, à même fin que le concile de Meaux avoit élé tenu dans le royaume de Charles, c'est-à-dire principalement pour remédier aux usurpations des biens ecclésiastiques. Douze évéques, ses suffragants, s y trouvèrent avec lui, dont les plus connus sont : Samuel de Wormes, Raturad de Paderborn, llébon d'iliidesheim, Hcminon d'Halberstat, saint Ansgaire, alors chassé de Hambourg, comme il a été dit; Salomon de Constance, avec les chorévêques, les abbés, les prêtres et le reste du clergé (2). Etant tous à Mayence, ils jeûnèrent trois jours en ftiisant des processions pour attirer la grâce de Dieu sur le concile ; puis ils résolurent qu'en chaque diocèse on diroit pour le roi, la reine, leurs enftmts, trois mille cinq cents messes cl dix-sept cents psautiers.
Ensuite ils s'assemblèrent dans le monastère de Saint-Alban, où l'on avoit accoutumé de tenir les conciles, et se séparèrent en deux troupes ; l'une des évéques, qui, ayant avec eux des secrétaires , lisoient l'Ecriture sainte, les canons et les pères, pour chercher les moyens de maintenir la discipline de l'Eglise; l'autre troupe étoit d'abbés, avec des moines choisis, qui hsoient la règle de saint Benoit |K)ur en rétablir l'observance. Le résultat de ces conférences fut trente-un canons, dont voici les dispositions qui me paroissent les plus remarquables.
Chaque évèque aura des homélies pour l'instruction du peuple, et les fera traduire en langue romaine rustique et en tudesque, afin que tous les puissent entendre; c'étoient les deux langues vulgaires de tout l'empire françois. On observera le .scrutin avant le baptême , et les jours solennels pour l'administrer. Ceux qui feront des conjurations contre le roi ou contre les puissances ecclé.siastiques ou séculières seront excommuniés. On prononce aussi excommunication contre les usurpateurs des biens ecclésiastiques,'
(1) Rab. tom. 1, p. 173.
An. Fuld. 814.