‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 626 sur 2407 · LIVRE QUARANTE-NEUVIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUARANTE-NEUVIÈME

Charles, dans le royaume duquel étoit Hincmar et les autres , dont l'église de Lyon comballoil les sentiments (1). L'empereur Lothaire mourut peu de temps après , ayant chargé Ebbon , évcHiue de Grenoble , de porter ces écrits au roi Charles, son frère. Ebbon les lui rendit à Verberie ; et Charles étant à Nantie , maison de l'archevêque de Rouen , au mois de septembre huit cent cinquante-six, pour s'opposer aux Normands, remit tous ces écrits à Hincmar pour les examiner et y répondre. C'est ce qu'il fit par un grand traité de la prédestination, divisé en trois livres, dont il ne nous reste que la préface , conservée par Fodoard. Hincmar y reconnoît que le concile de Valence avoil condamné les quatre articles de Quiercy ; mais il se plaint qu'on ne les avoit pas insérés dans le décret du concile, et qu'on l'avoit condamné sans l'entendre. 11 prétend n'avoir eu jusquelà aucune connoissance des dix-neuf articles de Jean Scot , et n'avoir pu même en découvrir l'auteur; et cependant c'étoit lui-même, avec Pardule , qui avoit excité Jean Scot à écrire. Eniin, il fait semblant de ne pas croire que ce décret soit effectivement du concile de Valence , et dit que ne sachant à qui il répond , il adresse sa réponse au roi Charles , de qui il a reçu ces écrits. On voit dans ce procède d'Hincmar plus d'artifice que de bonne foi.

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