XLIV. Députation au roi Louis
Le voyage du roi Louis n'eut guère d'autres
et les pillages; il lut obligé de retourner chez lui au commencement du printemps huit cent cinquante-neuf, et il s'arrêta à Momies. Ce- Rndant on tint un concile à Metz le vingthuitième de mai , du consentement des rois Charles le chauve et Lothaire, son neveu, lH>ur procurer la paix entre eux et le roi
vons la décisicm la plus humaine des pères (.3) Ils citent ensuite un canon d'Afrique et des passages de saint Léon et de saint Grégoire qui ne disent autre chose, sinon, en général que le temps de la pénitence est à la discrétion des evêques, et que l'on peut l'abréger à ceux qui
eilets que de multiplier en France les désordres sont en péril : ce qui ne convenoit point au roi
Louis. Ainsi , il semble que les évêques ne citent ces autorités que pour la forme. Ils ajoutent, parlant aux députés : Si vous ne trouvez pas le roi dans ces dispositions , gardez-vous bien de l'absoudre : ce seroit vous lier avec lui vous en seriez désavoués , et en rendriez compte au concile. Et , s'il retombe dans les
J'Ouis (3). Ce concile députa vers Louis trois ni^^nies fautes, dont vous allez l'avertir de notre
(1) Opusc. p. lii.
(îj Opusc. 6, p. 146.
(3) To. 8, Conc. p. GG8.
to. 2, Cap. p. 122.
(1) C. 3, 5, 6,7,8. lit. 10.
(2) To. 2, Capit. p. J6, (3; C. 10, 11, 12.
HISTOIRE DU CHRISTIANISME
part qu'il sache qn'il se rend de nouveau sujet au iueement de Dieu et de 1 Eglise.
AmTetle instruction , les députésdu conc.le alltmit à Womes , où le roi Lm.s leur donna audience le quatrième^de juillet, et leur dUt d'abord-.Sijevousaioffenses en quelque chose
ie vous prie de me le pardonner, afin que je ^^uisse désormais parler avec vous en surete (1 ) L'archevêque Hincmar, qui etoit le premier a 1; gaucS répondit : Celte affaire sera bientôt "rœ,'puiie vous nousdem^ndezce^ue nous venons vous offrir. Gnmold , aDOt ae Saint-Gai et archichapclain du roi 1-ouis , et un évSuc, nommé Théodoric, ayant dit quek,ue cho^e à Hincmar, il continua de dire au ro. : Vous n'avez rien fait contre moi dont je garde aucun ressentiment-, et, si j'en avois, jen oserds pas me présenter à l'autel pour offrir le Sce. L'evéque Théodoric dit encore a ffincmar : Faites ce dont le roi vous prie, pardônnez-lui. Hincmar répondit , sadressant touiours au roi : Quant à ce qui me regarde per- Slement,> vous l'aipardonne etv^us le nardonne ; mais , quant au mal qui a ete lait a CTghs; et au iJ^uple , je vous donne le con- "il et vous prête^e sf Çurs seto Dieu, qui peut procurer votre salut. Gnmold, Theodoric ït Salomon, évêque de Constance, répondirent quil parloit bien; et les autres deputes ap- Suvèrent le discours d' Hincmar. Gonthier, archevêque de Cologne , montra au roi en particulier l'écrit dont ils étoient charges; mais le roi ne voulut point entrer en matière disant qu'il ne pouvoit rien faire sans consulter les Sues de son royaume. Ainsi , les députes du concile de Metz s'en retournèrent sans lui avoir donné l'absolution.