‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 644 sur 2407 · LIVRE QUARANTE-NEUVIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUARANTE-NEUVIÈME

en faisant partie. Les six premiers ne sont que les six du concile de Yalence , touchant la prédestination (1), excepté que, dans le qualrièine canon, il n'est point fait mention des quatre articles de Quiercy : ce qui fut peut-cHre ôté en les relisant à Savonières, pour ne point choquer Hincmar et ceux de son parti. Quoi qu'il en soit, nous n'avons point, dans ce neuvième siècle, de décision authentique touchant la grâce et la prédestination, que ces six canons publiés en trois conciles. Car nous ne voyons point que la matière ait été agitée dans un concile postérieur, comme il avoit été convenu à Savonières; au contraire, il semble que ces six canons aient été conOrmés à Rome , puiscjunn annaliste du temps dit sur cette année huit cent cinquante-neuf : Le pape Nicolas confirme la doctrine catholique touchant la grâce de Dieu et le libre arbitre, la vérité de la double prédestination et le sang de Jésus-Christ répandu pour tous les croyants (2).

Les dix autres canons du concile de Langres sont de discipline , et les deux plus remarquables sont ceux qui parlent des conciles et des écoles (3). On priera les princes de permettre les conciles provinciaux tous les ans, et tous les deux ans une assemblée générale dans leur palais. On les priera aussi, et on exhortera très-instamment les évéques d'établir des écoles publiques des saintes Ecritures et des lettres humaines partout où il se trouvera des personnes capables d'enseigner , comme avoient fait les empereurs dans les années précédentes, au grand avantage de l'Église; au lieu qu'à présent, dit le concile , nous voyons avec douleur la vraie intelligence de l'Ecriture sainte déchoir de telle sorte , qu'à peine en trouve-t-on quelque vestige.

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