VIII. Concile de Tousi
L'ouverture s'en flt le vingt-deuxième d'octobre , et on y dressa cinq canons , contre les pillages , les parjures et les autres crimes qui régnoient alors (2). Les religieuses qui se sont abandonnées en secret ou mariées publiquement , et les veuves qui vivent chez elles dans la débauche , ou qui prostituent leurs fllles : toutes ces personnes seront enfermées dans des prisons , pour y faire pénitence toute leur vie,et les hommes qui en auront abusé seront contraints à faire pénitence par les censures ecclésiastiques, soutenus par l'autorité des princes et des juges , quand ils en seront requis par l'évêque. Les évéques s'écriront mutuellement touchant les excommuniés, aûn que personne ne communique avec eux. Comme les ravages des Normands, qui brûloient les églises et les monastères, servoient de prétextes à plusieurs clercs et à plusieurs moines de quitter leur habit et de vivre vagabonds dans la débauche , le concile leur ordoime de se remettre sous la conduite et la discipline de leurs évéques et de leurs abbés (3).
Outre les canons, on publia une lettre synodale, composée parHincmar, et adressée à tous les ûdèles , pour les instruire de la nature des biens consacrés à Dieu, les détourner des usurpations qui s'en faisoient si fréquemment , et en général de tous les pillages (4).