XXXI. Pénitence du jeunePépId
D' Auxerre le roi Charles vint à Nevers , et y passa la fête de Noël, en huit cent soixantetrois, il y apprit la triste nouvelle que les Normands ètoient venus à Poitiers , que la ville s'étoit rachetée ; mais qu'ils avoient brûlé 1 église de Saint-Hilaire (6), Ils s'avancèrent ensuite jusqu'à Clermont en Auvergne; et Pépin,
(1) Ep. 03, 64, 05.
(2) Hinc. Opusc. 17, init.
Nie. Ep. 41, p. 796, c.
(3) Ann. Berlin. 865.
(4) Ann. Berlin. Hinc Opusc 17, p. 2 te.
(5) JNIc.Ejp. 35, 36, 3i
(6) Ann. Bert. ibid. aii
AodeJ.-C.804.
fils de Pépin , roi d'Aquitaine , et neveu de Charles quoiqu il eût été moine , se joignit à cesmhdeles, et embrassa leur religion. Mais quelque temps après, les Aquitains le prirent par adresse ; et au parlement tenu à Pistes au mois de juin huit cent soixante-quatre les seigneurs le jugèrent digne de mort , comme traîtrea sa religion et à sa patrie, et il fut confiné a benlis dans une étroite prison (1). Comme il témoigna se repentir, et vouloir rentrer dans la profession monastique, le roi consulta Hincmar sur son sujet . qui donna son avis par écrit, et dit (2) : Il doit faire une confession générale de toute sa vie , mais en secret , parce qu II peut avoir commis des péchés honteux à dire en pub ic ; ensuite il s'accusera dans l'église, entre les pénitents publics, d'avoir quitté 1 habit monastique, de s être parjuré et joint aux païens, et en demandera pénitence, et de tout ce qu il aura confessé en secret. Il sera réconcilie publiquement par l'évêque , puis il recevra la tonsure et l'habit monastique et ensuite la communion du saint autel. Alors on le traitera doucement, il sera gardé avec li- Derte par des moines et des chanoines, oui lui montreront comment il doit vivre et pleurer ses péchés passés. Mais il sera si bien ffardé qu 11 ne puisse , quand il voudroit, recommencer ses desordres.