LIVRE CINQUANTIÈME
deLatran (1). Ils y présentèrent le même écrit, prétendant le faire souscrire au pape et disant qu'ils n'avoient fait ni plus ni moms que ce qui y etoit contenu. Mais le concile y trouva tant de propositions honteuses et inouies qu'il condamna les prélats sur leur propre' conlession.
Le pape envoya à tous les évêques de Gaule d 1 tahe et de Germanie , le décret de ce concile' divise en cinq articles. Le premier casse le conl cile tenu à Metz au mois de juin, indiction onzième , qui est l'an huit cent soixantetrois , le comparant au brigandage d'Éphése Le second déclare que Theutgaud , archevêque de Trêves, primat de la Belgique, et Gonthier, archevêque de Cologne, sont dépouillés de toute puissance épiscopale pour avoir mal juge la cause du roi Lothaire et de ses deux femmes, et méprisé le jugement du saintsiege (2) , prononcé contre Ingeltrude, femme de Boson , à la requête de Tadon, archevêque de Milan. Il leur est défendu de faire aucune lonction épiscopale , sous peine de n'être jamais rétablis ; et on déclare excommuniés tous ceux qui communiqueront avec eux. Les évêques, leurs complices, sont aussi déposés, mais a condition d'être rétablis en reconnois^ sant leur faute. Ingeltrude, fille du comte Mattefrid, et femme de Boson, qu'elle avoit quitte depuis environ sept ans, menant une vie vagabonde, est de nouveau anathématisée avec tous ses complices et ses fauteurs , et défense de communiquer avec elle ; mais on lui promet pardon si elle retourne avec son mari ou vient à Rome demander l'absolution. Enfin' on prononce anathème contre quiconque méprise les décrets du saint-siége, touchant la foi ou la discipline (3).
On déposa aussi Haganon , évéque de Bergame , que l'on disoit être l'auteur de l'écrit présenté au concile de Rome par les archevé-