Tome III
(3) P. 512, Ep. 24 Elod .
(4) P. 515, 560, 503, Ep.
(5; Sup. I. I., n. 21, 26.
(6) Vitap.263,B}p. 267.
An de J.-C. 867. ]
Dans l'église romaine on ne fait l'onction des mams m aux diacres ni aux prêtres (1). Toutefois l'onction , des prêtres étoit déjà reçue dans les Gaules , comme témoignent Amalairê et Theodulfe d'Orléans. Le pape Nicolas continue : Les pénitents qui reprennent le service des armes font contre le^ régies, mais puisque vous témoignez que cette défense en pousse quelques-uns au désespoir, et d'autres à s'enluir chez les païens , nous vous en laissons la décision, suivant les circonstances particulières (2). ^
Dans quelques-unes de ses lettres (3) il prescrit des pénitences. Un moine, nommé Lriarth, ayant tué un moine de Saint-Riquier , qui étoit prêtre, étoit allé à Rome pour être absous de ce crime. Le pape lui impose douze années de pénitence. Pendant les trois premières, il demeurera, pleurant à la porte de 1 eghse ; la quatrième et la cinquième , il sera entre les auditeurs , sans communier • les sept dernières, il communiera aux grandes fêtes, mais sans donner d'offrandes. Pendant tout ce temps, il jeûnera jusqu'au soir, comme en carême , excepté les fêtes et les dimanches et ne voyagera qu'à pied. Il devoit, ajoute le pape, laire pénitence toute sa vie, mais nous avons eu égard à la foi et à la protection des saints apôtres qu'il est venu chercher. Il le recommande à Hincmar, son métropolitain, pour lui faire accomplir sa pénitence, et Hincmar en écrivit à Hilmérade, évêque d'Amiens.
Nous voyons dans les lettres du pape Nicolas trois autres exemples de ces pénitences canoniques, semblables à celles des premiers siècles ; mais ce qui paroît étrange, c'est qu'il imposoit des pénitences par menace à des pécheurs qui n'en demandoient point (4). Car Ltienne, comte d'Auvergne, ayant chassé de son siège Sigon , évêque deClermont, et mis un usurpateur à sa place, le pape lui ordonne de le rétablir incessamment, et de se trouver devant les légats qu'il envoyoit pour présider a un concile, afin de se justiGer de ce crime, et de plusieurs autres dont il étoit accusé. Aurement, dit le pape, nous vous défendons 1 usage du vin et de la chair, jusqu'à ce que vous veniez à Rome vous présenter devant nous. Les légats, dont parle cette lettre, doivent être Rodoalde et Jean , qui présidèrent au concile de Metz, en huit cent soixante- Irois (.5).
Nous avons environ cent lettres du pape Nicolas I" , mais il y en avoit un registre entier, ^ rapport d'Anastase (6). Pendant tout son Pontiùcat, il ne ût qu'une ordination, qui fut au mois de mars , où il ordonna sept prêtres