‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 747 sur 2407 · XXII. Commencemeot de l'affaire d'Hincmar de Laon · texte numérisé non relu

XXII. Commencemeot de l'affaire d'Hincmar de Laon

Le pape Adrien reçut des plaintes d'Hincmar, évêque de Laon , contre le roi Charles , son maître , et contre Ilincmar, archevcHjue de Reims, son oncle et son métropolitain (.3). Hincmar de Laon s'étoit rendu odieux au clergé et au peuple de son diocèse par ses injustices et ses violences, et on en porta des plaintes au roi lorsqu'il vint dans le pays pendant l'été de cette année huit cent soixantohuit. On l'accusoit en particulier d'avoir ôtc des bénéOces, c'est-à-dire des fiefs à quelquesuns de ses vassaux (4). Le roi lui ordonna d'envoyer son avoué pour le défendre devant les seigneurs. L'évêque de Laon ne siî trouva point au lieu marqué , ni son avoué pour lui , et ne s'envoya point excuser par serment dans les formes; seulement il manda au roi qu'il ne pouvoit se présenter à un jugement séculier, au préjudice de la juridiction ecclésiastique. Le roi lit saisir tous les biens que l'évêque de Laon possédoit dans son royaume. Mais au mois d'août suivant, comme il tenoit son parlement à Pistes, l'archevêque de Reims y amena l'évêque de Laon , son neveu; et, avec les autres évêques, il représenta au roi le préjudice que cette saisie portoit à l'autorité épiscopale. Ainsi , il obtint que l'évêque de Laon fut remis en possession , et que l'affaire fût terminée dans sa province par des juges choisis , et ensuite par un concile, s'il étoit besoin.

Les juges choisis jugèrent que l'évêque de Laon de voit demeurer en possession de ses biens , excepté de la terre de Pouilly, donnée en fief par le roi à un seigneur, nommé Normand, du consentement de l'évêque (5). Il ne fut pas content de ce jugement , ni de l'archevêque son oncle, qui y avoit présidé. C'est pourquoi il envoya au pape un clerc, nomme

AndeJ.-C. 868.]

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