‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 775 sur 2407 · LIVRE CINQUAJNTE-UNIEME · texte numérisé non relu

LIVRE CINQUAJNTE-UNIEME

Les légats du pape se récrieront et dirent : Nous cassons absolument et déclarons nulle, jusqu'au jugement du saint - siège, celle sentence que vous avez prononcée avec précipilatfoa , sans être choisis ni reconnus pour jujres , par présomption, par faveur, ou par quelque aulre motif quece soit. Et nous vous conjurons, vous, Ignace , conformément à cette lettre du pape Adrien, que nous vous présentons, de ne vous point mêler de la conduite des lîulgares , et de n'y envoyer personne des vôtres , aûn que vous ne fassiez pas perdre les droits au sainl-siége qui vous a rendu les vôtres; et

3ue, si vous croyez avoir quelque juste sujet e plainte , vous le représenliez dans les formes à l'église romain", votre prolectrice. Le patriarche Ignace reçut la lellredu pape, mais il remit à la lire une autre fois , malgré les instances des légats du pape , et repondit : Dieu me garde de m'engager dans ces prétentions contre 1 honneur du saint-siége ; je ne suis ni assez jeune pour me laisser surprendre , ni assez vieux pour radoter , et faire ce que je dois reprendre dans les autres. Ainsi finit cette conférence.

L'empereur Basile y assista , et on n'y laissa entrer que ceux que lui et le patriarche Ignace voulurent (1). Les légats d'Orient, ni les ambassadeurs bulgares , n'enlendoient point ce que disoient les Romains , et les Romains ni les Bulgares n'enlendoient point ce que disoient les Orientaux. Il n'y avoit qu'un seul interprète de l'empereur qui n'osoit rapporter les discours des Orientaux ou des Romains, autrement que son mailre lui commandoit, pour persuader ce qu'il vouloitaux Bulgares; et on leur donna un écrit en grec, contenant que les légats d'Orient, comme arbitres entre les légals du pape et le patriarch' Ignace, avoient jugé que la Bulgarie devoit être soumise à la juridiction de Constantinople.

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