‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 859 sur 2407 · LIVRE CINQUANTE-TROISIEME · texte numérisé non relu

LIVRE CINQUANTE-TROISIEME

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reçue de nos pères , sans en rien ôter, n'y rien ajouter, changer ou altérer, pour ne pas condamner nos pères , et leur faire une injure inexcusable. Suivoit le symbole de JNicèe, comme il fut réformé à Constantinople ; puis on ajoutoit , pour conclusion : Nous croyons tous ainsi, c'est en cette foi que nous avons été baptisés ; nous recevons pour nos frères et nos pères ceux qui croient ainsi (1). Mais si quelqu'un est assez hardi pour composer une autre confession de foi, et la proposer aux fidèles ou aux hérétiques convertis : ou pour altérer celle-ci par des paroles étrangères , des additions, ou des soustractions ; nous le déposons s'il est clerc, et nous l'analhémalisons s'il est laïque, suivant les décrets du concile (2).

Après la lecture de cet écrit, le concile s'écria : Nous croyons tous ainsi ; c'est dans cette foi que nous avons été baptisés et ordonnés ; nous anathémalisons tous ceux qui croient autrement. Elie, légat de Jérusalem, et Côme, légat d'Alexandrie , dirent : Anathème à ceux qui ne confessent pas le symbole commun de la foi.

Photius demanda ensuite si le concile étoit d'avis que l'empereur souscrivit à ses actes , comme il l'avoit offert. Les métropolitains dirent : Non-seulement nous en sommes d'avis , mais nous l'en supplions. L'empereur souscrivit donc de sa main : le concile fit de grandes acclamations, et le pria de faire souscrire ses trois fils , les deux empereurs et le troisième destiné à l'Eglise. Ils le firent, et le diacre Théophane lut les quatre souscriptions. (]elle de l'empereur Rasile porte : Que conformément au présent concile , il autorise le septième concile œcuménique , reconnoît Photius pour patriarche de Constantinople, et rejette tout ce qui a été dit ou écrit contre lui. Celles des trois princes sont semblables, et Etienne y prend la qualité de sous-diacre (3). Ensuite Daniel, métropolitain d'Ancyre, et les autres évéques firent des prières pour l'empereur et des acclamations à l'ordinaire; dont la dernière est : Aux saints patriarches Photius et Jean, longues années î mettant Photius le premier.

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