XXVIII. Charles le gros, empereur
Rîen que la ffotte envoyée en Italie par l'empereur Rasile, eût remporté une victoire considérable sur les Sarrasins, Rome ne fui pas délivrée (4). C'est ainsi que le pape en écri voit, le trentième d'octobre huil cent quatre-vingt , 3 Charles, l'un des rois de Cermanie, et il ajouloit : Nous ne laissons pas d être persécutés par les Sarrasins et par nos c(mcitoyens.
(1) Phll. n, 11. Boll.9. mari. lom. 7, p. 24.
(2) Epist. 268. Vita. ap. (3) AUrl. R. 0 mari.
CD Ep. 251.
(«) Ep. 150.
(3) Sup. liv. Li, n. 20.
Steph. v. Ep. 1.
en sorte qu il n'y a pas de siireté à sortir hors des murailles de Rome, soit pour le travail nécessaire à la subsistance, soit pour les actes de religion. C'est pourquoi , si vous ne venez promptement nous secourir, vous serei coupable de la perte de ce pays. 11 lui fait les mêmes instances en plusieurs autres lettres où l'on voit que sa principale espérance étoit alors en ce prince. Dans une du dixième de septembre huit cent qualre-vingt, il dit qu'il l'attend à Rome, et lui promet d'accomplir ce qu'il a promis, c'est-à-dire de le couronner empereur ( 1 ; . Le roi Carloman, son frère aîné éloit mort dès le vingt-deuxième de mars de la même année huit cent quatre-vinçt. Le roi Louis, son autre frère, étoit assez occupé contre les courses des Normands et les révoltes des Sclaves. Ainsi le roi Charles, étant venu à Rome sur la fin de cette année, le pape le couronna empereur le jour de Noël f2;. On le distingue par le nom de Charles le gros.
Anspert, archevêque de Milan , avoit sans doute consenti à ce couronnement , car il rentra en même temps dans les bonnes grâces du pape. Au mois de novembre huit cent quatrevingt , le pape lui avoit encore écrit une lettre assez dure, à l'occasion de deux moines qu'il avoit fait emprisonner ; mais le quinzième de février huit cent quatre-vingt-un, il confirme l'ordination de Joseph, qu' Anspert avoit sacré évêque d'Ast, quoiqu'auparavant le pape Jea,'» lui-même eût cassé l'ordination faite par An. perl du même Joseph , pour l'évêché de Ver* ceil. En même temps, h» pape ordonnée Anselme, an hidiacre de Milan, de retourner sous l'obéissance de l'archevêque dont il s'étoit séparé; et à un seigneur nommé Alton de rendre des biens usurpés sur l'église de Milan, les menaçant l'un et l'autre d'excommunication. Anspert mourut l'année suivante huit cent quatre-vingt-deux, et Anselme lui succéda (30.