LIVRE CIN(,)LANTE-TR01S1EME XXVII. Lettres du pape à Conslanlinople
La pape Jean ayant reçu quelque secours s Grecs, qui étoient arrivés en Italie, et ap-
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pris re qui s'étoit passé au concile de Conslanlinople, écrivit à l'empereur Rasile, le treizième d'août huit cent quatre-vingt, indiction treizième. Il le loue du zèle qu'il a fait paroître pour la réunion de l'Eglise, et l'exhorte à la maintenir (1). Il le remercie d'avoir en voyé des galères pour la défense des terres de Saint - Pierre, d'avoir rendu h l'église romaine le monastère de Saint-Serge , à Conslanlinople, et d'avoir remis au saint-siége la juridiction sur la Bulgarie. Ce qui veut dire que l'empereur l'avoil promis, maison n'en voit point d exécution. 11 ajoute à la fin : Nous recevons ce que le concile de Constantinc pie a accordé par grâce, pour la restitution du patriarche i^hotius; mais si nos légats ont fait quelque chose contre nos ordres, nous ne le recevons point, et ne jugeons point qu'il soit d'aucune vertu.
II écrivit de même à Photius, se réjouissant avec lui de la réuniim de l'église de Conslanlinople, mais se plaignant de ce que l'on n'avoit pas suivi ses ordres (2). Nous avions résolu, dil-il, que l'on vous traiteroit avec miséricorde, et vous écrivez qu il n'y a que ceux qui ont mal fait, qui doivent la demander. N'alléguez pas une telle excuse, de peur d être de ceux qui se justilient devant les hommes. Puisque Ion dit que vous connoissez 1 humilité, ne trouvez pis mauvais que 1 Eglise vous ait ordonné de demander miséricorde. Il condut en déclarant qu il reçoit le con( ile de Conslanlinople, mais avec la même restriction que dans la lelln'à lemjxTeur. Ce qui montre qu'il se défi(Mt de ses légats.
On croit que ces lettres furent envoyées par l'évêque Marin, qui, étant diacre et légat du pape Adrien II, avoit présidé au concile de Conslanlinople, huitième œcuménique, en huit cent soixanle-dix (3). Jl est certain que le pape Jean l'envoya à Constantinoide depuis hî concile de huit cent qualre-vingt, et que, ne voulant pas consentir à l abrogation du concile huitième, il fut mis en prison et y demeura un mois.