‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 932 sur 2407 · XXXI. Mort d'Arnoul. Louis, roi de Germanie · texte numérisé non relu

XXXI. Mort d'Arnoul. Louis, roi de Germanie

Cette année huit cent quatre-vingt-dix-neuf, le vingt-neuvième de novembre, mourut l'empereur Arnoul , après avoir langui plus d'un an d'une paralysie , dans laquelle il étoit tombé à son retour d'Italie (3). Il avoit une dévotion particulière à saint Erameran de Ratisbonne, et donna, entre autres présents, à son église , un ciboire ou tabernacle, dont le dessus et les colonnes étoient d'or et le faîte orné de pierreries (4). Au commencement de l'année suivante neuf cent, les seigneurs de son royaume s'assemblèrent à Forcheim , et reconnurent pour roi Louis, son fils légitime, âgé seulement de sept ans. Les évêques du royaume en donnèrent avis au pape , par une lettre écrite au nom de Halton, archevtVîue de Mayence, et de tous ses suffragants, où, après avoir dit que l'empereur Arnoul étoit mort , ils ajoutent : Nous avons douté un peu de temps quel roi nous élirions ; et il étoit fort à craindre quele royaume ne se divisât en plusieurs parties; mais il est arrivé, par un mouvement de Dieu,

(1) Sup. n. 6.

(2j Ep. {, tom. 9, Conc.

p. 495. Epist. 4, ibid. Keg.

an. 8U8.

(3) Papebr p 151 Luitpr.

I, C. 21. ReR an. Çi96, 907.

(4) Ariiolf. lib. i, mir. S.

Em. c. 5. Kegin. an. 900.

An. Fuld. 900; tom. 9, Conc. 496.

comme nous croyons, que nous avons élu tout d'une voix le fils de notre seigneur, quoique très-jeune, et nous avons voulu conserver l'ancienne coutume, suivant laquelle les rois des François sont toujours venus de la même race. Au reste, si nous l'avons fait sans votre permission , nous croyons que vous n'en ignorez pas la cause ; c'est que les païens , qui sont entre vous et nous, nous coupent le chemin. Maintenant que nous avons trouvé une occasion de vous écrire, nous vous prions de confirmer ce que nous avons fai t , par votre bénéd iction. Ces païens qui coupoient le chemin d'Allemagne en Italie, étoient les Hongrois.

Les évêques ajoutent : Nos frères , les évêques de Bavière, se sont plaints à nous, que les Moraves, peuples révoltt^ contre les François , se vantent d'avoir reçu de vous un métropolitain , quoiqu'ils aient toujours été joints à la province de Bavière. Ils se plaitfnent aussi qu'on les accuse auprès de vous, aavoir fait alliance avec les païens , et d'être d'intelligence avec eux. Nous vous prions d(mc de les consoler, et de réprimer l'insolence des Moraves, qui pourroit causer une grand effusion de sang. Car il faudra , soit qu'ils le veuillent ou non , qu'ils se soumettent à la puissance des François.

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