LIVRE CINQUANTE-QUATRIEME
(t) Ambr. iMor. lib. xv, c. 47.
(2) Boll. 2j-mai, to. 17, p. Oi. Mabiil. Ssc. 35.Act.
p. 33. Sup. I. xxxiil, n. 32.
Prosper, les offices, peut-être de saint Ambroise, les livres de la trinitè, apparemment de saint Augustin , les lettres de saint Jérôme, des élhymologies des gloses, le livre des règles, qui semble être le recueil de saint Benoît d'Aniane. Voilà les livres qui étoient alors si rares en Espagne. Gennade renonça à l'èpiscopat avant l'an neuf cent vingt, se retira à un monastère nommé le Monl-du-Silence , et laissa son siège au moine Fortis, son disciple.
Vers la fin du régne d'Ordognell, il y eut un combat contre les Sarrasins, où deux évêques furent pris, savoir : Dulcidius de Salamanque, et Ermogius de Tui. On les mena à Cordoue, el Ermogius donna à sa place son neveu Pelage, qui fut mis en prison , et depuis souffrit le martyresousle roi Abdèrame l'an neuf cent vingt-cinq, ère neuf cent soixante- trois. On dit qu'il n'avoit que treize ans, et que le roi le fit couper par pièces, pour avoir résistécourageusement à sa passion brutale. L'Eglise honore sa mémoire le vingt-sixième de juin, jour de son martyre. Ordogne régna neuf ans et demi, et mourut la même année, neuf cent vingtcinq , ère neuf cent soixante-trois. Son successeur fut Froïla II , son frère, qui ne régna que quatorze mois (1). On regarde la brièveté de son régne comme une punition de ses crimes, qui le firent nommer le cruel. Il fit mourir entre autres les frères de Fronimius , évéque de Léon, et l'envoya lui-même en exil sans qu'il l'eût mérité. Froïla mourut lépreux eleul pour successeur Alphonse IV, son neveu, fils d Ordogne II, l'an neuf cent vingt-six, ère neuf cent soixante-cinq.