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fut couverte d'ulcères, et souffrit tout le reste de sa vie avec une extrême patience. Car les barbares ne lui firent aucun mal, et elle ne mourut qu'en neuf cent quarante-six.
Trois jours après la mort de sainte A^iborade , Hilton, son frère, revint secrètement à l'église de Saint-Magne, avec quelques moines et quelques laïques; et ayant trouvé le corps de la sainte dans la cellule , ils firent pour elle la prière accoutumée, et prirent soin de sa sépulture, où il se fit plusieurs miracles. Ce qui persuada à l'abbé Engilbert qu'elle
devoit être honorée comme sainte ; et le jour de l'anniversaire étant venu, après en avoir délibéré avec Hitton et plusieurs autres frères de la communauté , il lui ordonna d'en faire l'office cette nuit , d'en dire la messe le jour suivant, comme d'une vierge , suivant l'usage de l'Eglise. C'est ainsi que Ton canonisoit alors les saints dans les églises particulières, mais avec l'autorité de l'évéque (1).
(1) Vita n. 31, 3. V.MabUI.Prœf. S«c.5, n.91.
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(1) Yita ap. BoU. etc.
Mabillon.
(2) N. 13, 14, l'>. Sup n. ai. Herein. Chr. Vila p. 05.
IllSTOlKE DU CHRISTIANISME.
[AndeJ.-O. OiO.