XVII. Lettre du pape pour la Bavière
Gérard , archevêque de Lorc , dont le siège fut depuis transféré à Juvave ou Saltzbourg , étant venu à Rome , consulta le pape sur plusieurs abus qui régnoient en Bavière et dans les pays voisins, et rapporta une lettre adressée aux rois , aux ducs , aux évêques de Juvave, de Ratisbonne, de Frisingue et de Sébone ou Siben, dont le siège fut depuis transféré à Brixen (1). Le pape Léon dans cette lettre répond ainsi aux consultations de l'archevêque Gérard : On demande si on doit mettre en pénitence ceux qui ont fait mourir des devins, des enchanteresses ou des sorciers. Réponse: Quoique l'ancienne loi les condamne à mort , le jugement ecclésiastique leur sauve la vie pour faire pénitence ; mais s'ils ne s'y soumettent pas, ils sont sujets aux lois humaines, dont la rigueur sera innocemment exercée contre eux.
L'évêque doit-il dire Pax uobis^ ou Dominus i^obiscuni ? vous devez suivre l'usage de l'église romaine, où nous disons Pajc i^oOis les dimanches et les fêtes , mais non aux jours de jeûne. Il défend de dire l'oraison dominicale à la bénédiction de la table, comme devant être réservée au sacrifice ; mais l'usage contraire l'a emporté. L'archevêque Gérard nous a rapporté , continue le pape , un désordre déplorable, que les prêtres se marient publiquement , et a demandé si leurs enfants peuvent être promus aux ordres. On voit combien ces mariages sont criminels par le concile de
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(1; Epiil. 3; 10.9, Conc.p. 590.
HISTOIRE DU CHRISTIANISME
[ An de J.-C. 030.
AndeJ.-C.037]