‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 993 sur 2407 · XXIX. Commencement de saint Dunslan · texte numérisé non relu

XXIX. Commencement de saint Dunslan

Ce roi , connoissant le mérite de l'abbé Dunstan, le fit venir auprès de lui pour l'aider de ses conseils ; mais quelque temps après , sur de laux rapports , il le chassa de sa cour. Au bout de trois jours, étant à la chasse, il pensa tomber dans un précipice, et , croyant que c'étoit une punition de sa faute, il promit à Dieu de rappeler Dunstan , et fut aussitôt délivré de ce péril (2). Il l'envoya quérir, lui promit une amitie perpétuelle, et lui donna la terre de Gleston ou Glastembury, au pays de Wessex, aujourd hui dans le comté de Sommerset. C'étoit un très-ancien monastère, près duquel Dunstan etoit né la première année du réffne d Edelstan , qui fut l'an neuf cent vingt-quatre Ses parents étoient de la première noblesse et dès l'enfance ils le firent élever dans cette maison de Glastembury, où demeuroient quelques Hibernois qui instruisoient la jeunesse Mais il n'y avoit plus de moines, et les rois s en etoient approprié les domaines. Dunstan y ayant commencé ses études et reçu les ordrà mineurs, passa à Cantorbéry auprès de l'archevêque Ethelme , son oncle paternel , qui le recommanda au roi Edelstan et le mit à son service. Comme il réussi ssoit parfaitement en tout son mérite lui attira des envieux, qui l'accusèrent auprès du roi d'être magicien et d'avoir commerce avec les démons. On dit que le fondement de ce reproche fut qu'en une certaine occasion Dunslan , ayant pendu sa harpe contre une muraille , elle joua toute seule et chanta une antienne.

Il quitta la cour de lui-même , sans attendre dêtre congédié, et se retira près d'Elféee evêque de Winchester , son parent, qui l'exhorla a embrasser la vie monastique; mais le jeune homme y résista quelque temps, croyant devoir se marier. Une maladie, qui le réduisit à l'extrémité, le détermina, et, en étant revenu, il reçut l'habit monastique de la main de Févêque, qui ensuite l'ordonna prêtre après les interstices canoniques, lui donnant pour titre l'église de Notre-Dame de Glastembury; caries moines, non plus que les autres, n'étoient pcùnt ordonnés sans titre. Après avoir

(1) Ibld. p. 612. G. 1, 5, Monast. Angl. to. I, p 1 P- 616. Vila 3, p. 660, et ap Bol'

(2) Vita Dunst. n. 18. 19. Ma . to. 7. p 844 Act. Ben. Sa?c. 5, p. 669 *^

HISTOIRE DU CHRISTIANISME

[AnaeJ.-C.«4S.

Ao de J.-C. yu. ]

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