LIVRE CINQUANTECINQUIÈME
reçu quelque temps les instructions de lév^^que Elfège, pour se fortifier contre l<'S lenlalions, il retourna à Glaslembury servir I église deson titre, près de laquelle il se fit une cellule , ou plu'ôt une cave si élroite qu'elle ressembloil à un sépulcre (1). Elle navoil que cinq pieds de long, deux et dimi de large , el la hauteur nécessaire pour y pouvoir être debout. La porte laisoil un des côl^s, et avoit de peliles fenêtres par où il recevoit du jour pour Iravailler. H jeùnoit et prioil assidûment, et celte manière de vie lui alli a birnlùl des visites de toutes sortes de personnes, qui publioient ses vertus.
Son père el sa mère étant morts, il se trouva leur seul héritier ; car en Angleterre comme ailleurs, les moines n'étoieni point exclus des successions. Dunstan donna à I église de Glaslembury les terres les plus proches qui se trouvèrent être à lui, et du reste deson patrimcûne il fonda en divers lieux cinq monastères, où se formèrent depuis par ses soins de grandes communautés. L«' roi Edelstan lui avant domjé lout ce qui èloil de son domaine à Glaslembury , il counu(»nça peu de jours après à y jeter les fondements d'une église plus magnitique, et à y bâtir des lieux réguliers. Quand tont fut achevé, il assembla une grande communauté de moines, dont il fut le premier abbe, et Ic^ conduisit à une grande* perfection. La «loclrine el la piété reluisoient tellement dans ce numastère, que ion en lira dans la suite un grand nombre d évéques et d'abbes ; en sorle que saint Dunslan fut le principal réparateur de la religion par toute l'Angleterre.