‹ Histoire économique de la laineChapitre 137 sur 151 · IMPORTATIONS EXPORT ATIC NS · texte numérisé non relu

IMPORTATIONS EXPORT ATIC NS

Laiîie . kil. 103.100 kil. 117.900 kil. 317.700 kil. 3i8.700

Ganterie » 38.800 " » 47.900 » 7.900 » 12.800'

Tissus en pièces ... . » 12.200 » 14.200 » 13.600 » 14.200

Autres objets » 54.000 » 54.800 » 296.000 » 321.000

Art. brodés et ornés. » 1.103 » 1.000 » 200 » 100

Il y aurait de nombreux laits à ajouter à ceux que nous avons relatés, mais notre devoir est plus d'indiquer les choses que d'épuiser le sujet. Parmi les excellents ouvrages à citer, il convient de mentionner le travail de M. A^« Mortier, rapporteur du Jury de la classe 80 à l'Exposition Universelle de 1900.

Nous allons le parcourir rapidement.

On doit prononcer Bonneterie et non Bonn'trie, le mot bonnet ayant, quoique partie, été pris pour le tout.

Les Anglais disent hosienj, du mot hase, bas. Le strumpf loaaren allemand a le mot strumpf (bas) pour radical.

Les Italiens ont magliori et les Portugais maglia, deux substantifs ressemblant fort à notre maille.

Les Espagnols emploient un terme coWecli^ piintos, qu'on peut rapprocher de point qui est l'élément constitutif de la dentelle, comme la maille est celui du tissu de bonneterie.

Littré croit que tricoter vient de estricoter, qui lui-même dériverait du néerlandais, strik, maille, strikkcn., nouer.

Cette thèse des origines de la bonneterie à travers les temps est bien étudiée par l'auteur.

Exposition de 18S9

M. Mortier fait remarquer que les deux grandes rivales de la France, l'Angleterre et la Saxe, n'ont pris qu'une très faible part au concours et n'ont pas permis dès lors d'établir de comparaison au point de vue international.

En France, certains centres tels que Falaise, Orléans, Saint-Dié, faisaient complètement défaut. Beaucoup de producteurs d'autres régions, dont la présence aurait tout à la fois rehaussé l'éclat de l'Exposition et fait connaître la valeur ou l'importance de leur fabrication et les progrès qu'ils avaient réalisés, ont cru devoir s'abstenir.

Certains fabricants craignaient, en exposant, de livrer leurs modèles à leurs concurrents. « L'un d'eux, quelques mois après l'Exposition de 1878, se présentant, au cours d'un voyage en Allemagne, comme acheteur dans une maison de fabrique, fut fort surpris, quand on lui soumit la collection complète des types qu'il avait exposés à Paris. ^)

L'Exposition de 1889, réunit 171 exposants ainsi répartis :

France

Angleterre. .

Belgique

Equateur ...

Espagne

Grèce

Luxembourg,

Pays-Bas

Portugal

Bussie

Salvador

Serbie

Suisse

Brésil

Mexique

Nouv.-Galédonie. Sénégal

Total

Ces pays obtinrent : 13 médailles d'or.

42 » de bronze.

22 mentions honorables.

d'argent.

A la France.

A l'Étranger.

8 médailles d'or.

27 » de bronze.

6 mentions honorables.

d'argent.

5 médailles d'or.

8 » d'argent.

15 » de bronze.

16 mentions honorables.

60 exposants, tous étrangers, ne furent pas classés.

La France et le Luxembourg avaient chacun un exposant hors-concours, comme membre du jury.

On remarque alors la grande place prise, dans la bonneterie par le jersey. L'article en mérino, dont il a été question précédemment, cessait d'être particulier à l'Angleterre qui en avait autrefois le monopole ; la France l'avait aussi adopté.

Une autre chose s'imposait à l'attention : la baisse considérable du prix de vente subie par les articles de bonneterie durant les récentes années, baisse provenant de l'affaissement de la matière première, de la réduction des salaires et du perfectionnement de l'outillage. De là, une différence de 35 à 40 «/o entre les prix actuels et ceux d'il y a dix ans.

Expositions de 1889 et 1900

La comparaison est frappante.

France

Hors-concours

Grands Prix

Médailles d'or

Médailles d'argent '

Médailles de bronze

Mentions honorables

Etranger

France

Etranger

Il y a 20 ou 30 ans, la Bonneterie ne comptait guère que des spécialités. Tel produisait l'article diminué, s'y cantonait et n'avait aucune raison pour aborder l'article coupé. Tel dont la fabrication se rapportait à la laine ou à la soie, n'aurait pas abordé celle du coton.

Rien de tout cela n'existe plus de façon générale.

Le désir et le besoin, chez le fabricant, d'augmenter ses affaires, en raison des frais généraux considérables qu'a entraînés pour lui la création de grands établissements industriels, le moindre souci des vieux principes de la fabrication qui a permis de faire, d'un mauvais bonnetier, un excellent producteur, pourvu qu'il fut bon administrateur, cniin et surtout la production facilitée, décuplée par l'emploi des machines ont amené les grands fabricants d'aujourd'hui à produire tous les genres, en diminué, en coupé, en laine, en coton, en soie.

Il est donc difficile de faire une classification méthodique des exposants.

De 1889 à 1900, le progrès ne s'est pas arrêté, mais il a continué de façon plus calme et sous une autre forme : la Bonneterie a consolidé l'avance qu'elle avait prise, ainsi elle a mieux assuré l'avenir.

L'outillage n'a pas cessé de s'améliorer, mais plutôt par le perfectionnement des machines connues que par la mise au jour de machines nouvelles.

L'ouvrier devenu plus habile, a obtenu davantage de- son métier. Une meilleure organisation du travail a augmenté aussi le rendement de l'outillage, facilitant encore certaines réductions des prix de façon sans amoindrir les salaires journaliers.

C'est surtout par la transformation qui s'est opérée dans la forme du patronat que l'avenir de la Bonneterie est aujourd'hui consolidé et mieux assuré. En effet, à la Société en nom collectif, qui avait déjà remplacé avec avantage l'unique patron d'autrefois, s'est substituée de plus en plus la Société anonyme.

Le mouvement a été créé, il continuera, au grand profit de tous, patrons et ouvriers, puisqu'en réalité, c'est l'industrie elle-même qu'il avantage.

La question du travail est encore à régler. Espérons que la sagesse de tous sera plus forte que certains intérêts étroits qui voient bien plus le mien que le tien, le nôtre que le leur.

Les transformations industrielles sont des faits économiques, et tous les faits économiques réunis forment aujourd'hui, ce qu'on pourrait appeler la sagesse des nations, sagesse sans laquelle tout, même la société, peut courir de grands dangers.

La totalisation des exportations et des importations donne :

1° Gatiterie de coton, laine, soie ;

2*' Tissus en pièces, autres objets y compris les vêtements ;

3° Articles brodés en coton, fil, laine et soie :

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