CHAPITRE XV
Le Marché de Londres
Londres est la ville merveilleuse dont les établissements commerciaux, maritimes et linanciers, ont fourni les assises des nombreuses usines européennes lainières qui, dans leur ensemble, forment une des plus brillantes industries de la seconde moitié du xix^ siècle, si fertile en grandes choses.
Il fallait, à la grande cité, son génie d'entreprise que seconda une marine sans cesse grandissante. Il fallait aussi, à l'Angleterre, des colonies fertiles et puissantes se pliant docilement aux inspirations de la Métropole.
Les développements de l'agriculture offrirent, à l'industrie, ses premières ressources lainières, mais les continents lointains, en réduisant, par l'abondance, le prix de la matière première, mirent vite celle-ci à la portée du plus grand nombre.
Le travail national engendra une aisance générale profitable à tous ; l'instruction généreusement répandue fit luire, sur le pays entier, une lumiLU'e qui aida l'intelligence à trouver des moyens nouveaux et économiques.
Nous savons combien la culture du mouton fut encouragée avant l'introduction, en Angleterre, des laines coloniales dont les premiers arrivages se firent en 1807.
Ils représentaient une matière curieuse pesant exactement 245 livres, poids d'une petite balle. C'était assez pour éveiller l'attention, puisque Londres reçut :
en 18H, 165 balles
Le monde entier se préoccupa de cette richesse nouvelle que, jusqu'en 18i2, le Royaume-Uni seul utilisa.
La production s'accrut vite et donna :
în
44 502 balles
La mortalité des troupeaux, causée par la sécheresse, ramena, en 1903, l'importation à 1.312.588 balles.
Pendant ce temps, Londres recevait., des autres pays du monde, des quantités telles que les arrivages généraux des colonies et de ces pays s'élèvent :
en