CHAPITRE I
ER
Rôle Social- Économique de la Laine
L'industrie est née avec l'homme puisque le besoin a sans cesse poussé riiumanité en avant.
Pour se couvrir et se protéger contre les intempéries des saisons, on eut recours aux libres de certaines plantes qu'on réunit, tissa, disposa sous forme de vêtements. La toison du mouton, qui repoussait chaque année, olï'rait une matière chaude, flexible, agréable au toucher, facile à liler..
Chez les Romains, le travail de la laine forme une fabrication assez importante ; les foulons préparent des tissus et les blanchissent. Les femmes, même celles d'un rang assez élevé, se font un mérite de filer et de tisser la laine ; elles voient, en ces occupations, un signe d'attachement à leurs fonctions domestiques nécessaires à la vie en commun.
Les Gaulois tissaient le chanvre, le lin, la laine qu'ils fabriquaient et foulaient. Ils teignaient en em[)loyant l'aviette, la garance, le guède, le genêt, le fustet. Ils faisaient de la broderie, des matelas d'étoupe et de laine.
Les Romains ne tardèrent pas à voir les ressources que leur offrait la Gaule oii l'apparition des Francs ne fut pas favorable à l'éclosion de progrès nouveaux. En temps de guerre, les forces intellectuelles s'annihilent. Quand la brutalité domine, les arts utiles souffrent puisque le peuple esclave doit travailler sous l'œil du maitre.
Peu à peu l'agriculture et l'industrie donnent des fruits très appréciables. On travaille le lin, la laine, le fer, l'or et l'argent ; il y a des menuisiers, des charpentiers, des cordonniers, des tailleurs, etc.
Quelques capifulaires de Charlemagne, adressés aux juges ou comtes gardiens des dépendances royales, montrent les préoccupations du souverain au sujet de toutes les productions naturelles et des ressources hscales. « Nos juges, y est-il dit, nous feront connaître ce qu'il importe que nous sachions des légumes, du millet, du pain, de la laine, du lin et du chanvre ».
L'organisation de la société n'était guère favorable au développement des arts. La classe la plus nombreuse, celle des vilains, cultivait le sol de la manse ou ferme dont le produit se divisait en trois parts : celle du seigneur, celle du maître du sol, celle du vilain et de sa famille ; celle-ci toujours la plus faible,.
Après Charlemagne, la décentralisation se produisit, mais la féodalité, en amenant les nobles au pouvoir, contribua à l'oppression de la classe travailleuse, celle des serfs.
Du désir de se protéger contre le despotisme naquit une bien faible initiative qui grandit insensiblement et aboutit aux jurandes et aux franchises destinées à jouer un rôle très important dans l'histoire du travail.
Comme progrès acquis, citons : l'introduction des vers à soie en France (530) ; l'emploi des chars traînés par les bœufs (638) et plus tard par les chevaux ; l'usage des plumes à écrire provenant des volailles (690) et, en 756, des étoffes de soie. Vers 930, on tissa hi toile de chanvre et de grossiers lils de laine.
La liberté individuelle n'existait pas. Le Clergé et les Seigneurs s'opposaient à l'émancipation des populations. Peu à peu des localités érigées en communes eurent la faculté de s'administrer elles-mêmes.
Les populations des communes se trouvèrent enfin divisées en deux camps : celui des bourgeois, augmenté des gens tirant directement profit de leurs métiers et disposant a leur gré de ce profit,.puis celui des gens de bas-étage, formant le peuple.
On voit ainsi l'œuvre des corporations de métier, classées, taxées, surveillées, mais se soutenant mutuellement contre les vexations, les abus des nobles et des gens de guerre.
Sous les premiers rois francs, les maîtres des métiers n'étaient que des Seigneurs exploitant la société laborieuse. Ils se lassèrent d'une direction peu en rapport avec leurs aptitudes, leurs goûts, leurs habitudes, mais ils conservèrent le droit de vendre le privilège de fabriquer et d'imposer des redevances.
Le roi en faisait autant à Paris, dans les quartiers où il n'y avait pas de justice ni de droits seigneuriaux, et il cédait portion de ses revenus à des gens de cour ou autres qu'il voulait favoriser.
Il va de soi que les franchises accordées aux métiers résultaient de sacrifices imposés aux travailleurs, mais ceux-ci profitèrent quand même de cet état de choses qui les mettait à l'abri de la concurrence.
Un édit de Philippe-Auguste (1204J, concernant la commune d'Etampes, dit : Que, par amour de Dieu, nous avons affranchi tous les tisserands qui demeurent et demeureront à Etampes, et qui tissent de leurs propres mains, soit en lin, soit en laine, de tous les droits qui nous appartiennent, savoir : de la collecte, de la taille et de toute autre demande et levée d'entrée de métiers, sauf le droit de tonlieu (droit des places et marchés) qu'ils paieront toujours, sauf aussi les amendes pour effusion de sang prouvée par témoins valables, et le service en nos armées et chevauchées.
« Tous les tisserands commenceront et quitteront leurs travaux à l'heure due.
« Les quatre prud'hommes veilleront à ce que la draperie soit bonne et loyalement faite, et s'il est manqué à cela, il y aura amende à notre profit. »
Les maîtrises avaient des conséquences entièrement défavorables au travail. Les privilèges accordés à un petit nombre constituaient des moyens d'exploiter l'industrie. L'héritajre de ces privilèges établissait une véritable injustice au profit des enfants des privilégiés.
L ouvrier très habile condamné à rester simple ouvrier, quand ses talents et son génie le désignaient pour des fonctions plus élevées, ne pouvait que souffrir d'une longue misère et subir une infériorité intellectuellement imméritée.
L expérience a démontré que l'industrie n'a fait de véritables progrès que depuis qu'elle n'est plus assujettie à ces servitudes.
La limitation du nombre des patrons leur permettait de ne pas se préoccuper de la concurrence et d'avoir peu de souci des progrès à réaliser.
bous Louis IX (1215-1270), en certaines confréries, les ouvriers les plus capables surveillaient les moins habiles et les plus jeunes.
Nul n'était admis à exercer une profession sans avoir fait ses preuves. Ce roi chargea
Etienne Boileau de rédiger le livide des métiers sur les observations présentées par chaque corps de métiers, c'est-à-dire d'écrire le code de l'industrie au moyen-àge.
Voltaire a dit avec raison que les jurandes et les maîtrises n'ont été créées que pour tirer de l'argent des pauvres ouvriers et enrichir des traitants en écrasant la nation.
Turgot (1776) ne rencontra que de l'opposition quand il voulut supprimer les maîtrises et les jurandes ; suivant les intéressés, le pouvoir royal avait le droit de vendre ces privilèges !
. La force des choses obligea Louis XVI à résister, lui qui passivement disait au grand ministre qu'il eut le tort de ne pas écouter : « Il n'yaque vouset moiqui aimions le peuple ».
Les monopoles, qui devaient empêcher les produits de fabrication de dégénérer, devenaient une barrière infranchissable que les ouvriers habiles et intelligents ne pouvaient déplacer, aussi le mécontentement toujours grandissant allait-il lui-même au devant de l'impatience de ceux qui ne voyaient plus que les abus de la royauté. La Révolution devait briser toutes les entraves et faire un peuple libre de travailler.
Reprenons les choses d'un peu plus haut, car il s'agit de la laine.
L'insuffisance et l'imperfection des moyens mécaniques spéciaux aux diverses matières faisaient que les tisserands étaient utilisés pour le tissage de la laine, du lin, du chanvre.
Paris, centre d'une certaine industrie, produisait de la draperie en quantité très limitée. La rue de la Vieille Draperie^ dans la cité, était à la fois lieu de production et de vente.
Dans l'origine, les drapiers pouvaient faire travailler leurs parents chez eux, et transmettre le métier par voie de génération.
Les marchands et négociants s'appelaient grands mestres et les travailleurs menus mestres.
Les fabricants provinciaux apportaient leurs produits aux halles. Ils soutenaient la concurrencé pour les draps communs, mais ils étaient distancés pour les qualités supérieures par les fabricants flamands qui défiaient toute concurrence.
Cette industrie entraînait celle des teinturiers en laines, mais divers fabricants ajoutèrent la teinture à leur industrie, de même que certains teinturiers devinrent fabricants d'étoffes de laine.
Plusieurs fois l'administration dut intervenir dans les contestations qui se produisirent, afin de contenir chaque profession dans ses limites.
Comment ainsi améliorer le prix de revient ?
La main-d'œuvre était moins rétribuée l'été que l'hiver, à cause des longs jours et du coût du chaufTage.
Les fabricants de chausses en drap et autres tissus de laine s'appelaient chaussetiers ou drapiers-chaussetiers.
Les cordonniers appelés alors cordouaniers façonnaient les cuirs de Cordoue, en peau de chèvre corroyée. Ils n'avaient pas le droit de confectionner des chaussures en basane.
La corporation nombreuse et puissante des foulons avait aussi ses privilèges.
Les tisserands confectionnaient des couvertures de laine ; on les appelait fabricants de tapis nostrés, gros tissus de laines de couleurs diverses, servant de couvertures et à d'autres usages. Ils devaient être confectionnés en laine sans mélange et non en poil de vaches, excepté la lisière.
Les tapissiers avaient la faculté de teindre la laine chez eux, mais seulement pour leur fabrication.
Les fabricants devaient avoir deux ateliers dont un pour teindre en toutes couleurs,
excepté au moyen du guède ou pastel, matière servant pour la teinture en beau bleu, dont les teinturiers de Paris et de Saint-Denis faisaient un grand usage.
La Reine Blanche (m. 1252) accorda cette faculté de teindre qu'un arrêt du parlement (1277) supprima, afin de limiter les prérogatives du drapier et celles du teinturier.
Les tisserands employaient de la laine propre à l'étofïedite estanfon,camelin, camelot à sept quartiers de largeur. En cas de tissus plus étroits, ils payaient 5 sols d'amende, dont 2 sols C) deniers au roi et même somme aux prud'hommes jurés.
Le travail cessait chaque jour au premier coup des vêpres ; le mesurage des pièces se faisait à l'aune.
Le nombre des métiers était limité.
Un tisserand ne pouvait avoir qu'un apprenti ; le foulon, deux.
Défense d^ employer m houlier, ni larron, ni mur trier, ni banni de la ville pour vilains cas.
Les foulons ne fournissant rien, on voulait assurer leur honnêteté.
Les tailleurs de robes et couturiers confectionnaient des vêtements longs, ordinairement en drap, portés par les hommes. Le frac ne fut adopté qu'au XYII"^ siècle ; le gilet et la redingote au XVIII® siècle. La houppelande était connue au XIV® siècle.
Paris était le grand marché des draps (ordon. de 1749). Rouen, Bayeux, Lisieux, Montivillins, Saint-Lô, Bernay, Louviers, Ronfleur, Beauvais, Senlis, Bourges, Issoudun, envoyaient leurs draps à Paris.
Golbert eut une grande influence sur la réforme des règlements. Pour attirer en France d'habiles ouvriers étrangers, il leur assura des avantages marqués : pensions, métiers, matières premières, etc. Il jeta les fondements de nos fabriques de tissus de soie, de laine, et aida aux progrès de l'industriedes toiles et des cotonnades.
Pour apporter de l'ordre et de l'honnêteté en tout^ il lit supprimer les anciens métiers qu'on remplaça par d'autres ayant les dimensions réglementaires et surveillés par les gardes de métiers.
Malgré ce progrès notre production ne pouvait lutter contre la concurrence étrangère.
En 1779, la fabrication devint libre, mais on imposa une marque, aux tissus établis d'après les règlements maintenus en vigueur, afin que l'acheteur ne fut pas trompé dans sa bonne foi. Golbert agissait méthodiquement et prudemment en tout ; il étudia, dans ses moindres détails, l'industrie des laines.
Son instruction du 18 mars 1671 contient l'indication des produits propres à la teinture des laines. Il indique les procédés employés pour le bon et le petit teint.
De cinq couleurs principales : bleu, rouge, jaune, fauve, noir, on peut former d'autres nuances. L'emploi des bois de teinture est prohibé ; l'orseille est tolérée pour les étoffes de bonnes qualités.
Les teinturiers en petit teint ne pouvaient teindre que des étoffes à bas prix en n'employant que les drogues prescrites.
La cochenille et Tindigo, importés en 1510, devinrent une grande ressource aux frères (iobclin, pour leur teinture écarlate dont ils teignaient des tapisseries fabriquées à Paris.
En !()()(), Golbert fonda \^ manufacture des G obelitis pour l'école des Beaux-Arts, sous la direction des frères Gobclin. Ges derniers s'occupaient plus spécialement de la teinture et des tapisseries de haute lice inventées par les Sarrazins.
L'cspi'it de réglementation subsistait malgré tout ; un règlement de 1H99, par exemple, détermine l'emploi des matières premières.
On ne pouvait produire les chapeaux qu'en castor ou en laine.
Vient un moment où il y a quatre catégories de chapeaux : l'' castor pur, 2o demi-
castor (laine vigogne et castor), 3» poils de lapins ou de chameaux mélangés de vigogne et castor, 4" laine pure.
Louis XIV, prodigue d'argent, augmenta les revenus de TEtat en multipliant les corporations d'arts et de métiers. De là, des monopoles en faveur de gens qui en tiraient eux-mêmes tout le parti possible aux dépens des payeurs. Comptons : maîtres, gardes, jurés syndics, essayeurs, auneurs, mesureurs, jaugeurs, mouleurs, contrôleurs, marqueurs, déchargeurs, rouleurs, inspecteurs, commissaires, vérificateurs, etc.
Le classement pour le fisc ne permettait pas de confondre le tailleur avec le fripier, le cordonnier avec le fripier, le libraire avec le bouquiniste ! Les procès tournaient toujours au profit de l'Etat.
L'intelligent et prévoyant Colbert voyait la profondeur du mal, mais les esprits n'étaient pas encore assez préparés à l'ère de progrès et d'initiative personnelle.
Il unifia la réglementation industrielle. Toute la draperie française dût se servir des mêmes procédés, des mêmes métiers. Pas d'autre graisse que le saindoux; défense de remplacer les chardons par les cardes de fer. L'indigo est proscrit, le pastel exigé; on protège la garance contre la cochenille. Mêmes modèles, mêmes lois pour les corporations du même métier. Les inventionsnouvelIesdoiventêtreTobjet d'un privilège royal. Six corps : drapiers, épiciers, merciers, pelletiers, orfèvres, bouchers ont une vieille supériorité sur les autres, qui ne cessent de plaider entre eux sur les limites mal définies. A Paris seul, les frais de justice enlèvent un million à l'industrie.
L'Etat ne veut rien céder de ses privilèges ; les assemblées illicites et les grèves se multiplient malgré la police.
\J Affaire Réveillon montre combien certains procédés d'aujourd'hui diffèrent de ceux d'alors.
La police (1789, 28 avril) signale le mécontentement de deux industriels. Réveillon, fabricant de papiers peints, aurait dit que les ouvriers pouvaient vivre avec quinze sous par jour ; il leur en donnait 40. Cinq ou six cents émeutiers brûlent Réveillon en effigie, puis la maison d'Henriot dont les meubles disparaissent dans un feu de joie.
On pille la maison de Réveillon : les troupes, après une sanglante bagarre, font de nombreux prisonniers dont un seul repris de justice. Sur ceux qui furent jugésonne trouva pas le moindre argent. Un homme et une femme furent pendus, cinq hommes condamnés aux galères à perpétuité.
Pertes des émeutiers : 200 tués, 300 blessés ; celles des soldats : 10 ou 12 morts, 80 blessés.
Les meneurs appartenaient à la classe populaire.
La Constituante substitua les brevets d'invention aux privilèges royaux et proclama la liberté du travail.
Le décret du 14-17 juin 1791 anéantit toutes les espèces de corporations. Toutes délibérations, tous actes, toutes coalitions relativement au prix des marchandises et au taux du salaire sont de nul effet et contraires à la Déclaration des droits de r homme (Art. 3).
Depuis lors, l'idée corporative a trouvé plus d'un défenseur. Sous le Consulat et l'Empire, la Chambre de Commerce de Paris doit s'opposer à un mouvement de ce genre ; elle fait appel aux bienfaits de l'administration sans jurandes.
En 1812, Napoléon rêva de rétablir une hiérarchie ouvrière.
Depuis le Consulat, un certain nombre d'offices (avoués, notaires, huissiers, commissaires-priseurs, agents de change) s'achètent encore comme des maîtrises et rappellent le régime corporatif.
La loi de 1791 ne peut empêcher de nombreuses associations ouvrières ou patronales, de se former. En 1881, il existait, à Paris, 138 associations de patrons, avec 15.000 adhé-
rents; 150 chambres syndicales d'ouvriers avec 60.000 membres. Les départements comptaient 350 associations d'ouvriers.
Ces associations font l'objet de la loi du 21 mars 1884, relative aux syndicats professionnels dont le nombre va toujours croissant.
L'influence de la Révolution française sur la liberté du travail détermina les mêmes progrès en Westphalie (1807), à Rome (1807), à Naples (1826), en Suisse (1830), en Suède (1846), en Danemarck (1857), en Norvvège (1859), en Angleterre (1835). En Allemagne, redit du 2 novembre 1810, eut, pour la patente, l'effet de notre loi du 2 mars 1791.
Les progrès de la grande industrie et les nécessités de la concurrence internationale ont précipité l'abolition des corporations fermées : Autriche, 1^"^ mai 1860 ; Nassau, Brème, Oldenbourg, Saxe royale, Wurtemberg, Bade, Etats de ïhuringe, les deux années suivantes.
La Prusse, en 1869, a substitué, aux restes des anciennes corporations, l'inscription légale des artisans. La Hongrie a suivi le mouvement de l'Autriche en 1872.
Tous nos progrès modernes, nos institutions philanthropiques et économiques, nos associations nombreuses en faveur de la classe ouvrière, les sociétés de crédit encourageant les constructions à bon marché et les petites entreprises commerciales, les caisses de retraite, les mutualités, etc., etc.. permettent de croire qu'avec plus d'instruction et surtout avec une éducation améliorée, la classe des travailleurs s'avancera, par des progrès successifs, vers le but unique assigné à l'humanité : l'amélioration morale. Avec plus d'ordre, le travail sera plus efficacement protégé, la famille jouira d'avantages indéniables, . L'hygiène bien entendue est une conquête des temps modernes ; le temps n'est plus où des familles de cinq ou six personnes vivaient dans une salle unique où un métier quelconque devait aussi trouver place.
C'est la laine qui a fait Verviers, Sedan, Reims, Elbeuf, Fourmies, Vienne, Mazamet, aussi bien que Bradford, Leeds, Huddersfield, Halifax, Rochdale. C'est à elle qu'on doit les grandes améliorations des ports de Londres, de Liverpool, d'Anvers, du Havre, de Dunkerque, de Marseille.
L'étude de tous ces progrès constitue un véritable roman.