PUNTA-ARENAS
L'idée principale, à laquelle se rattachent toutes ces études diverses, étant celle de la laine, nous devons mentionner ici un nom encore ignoré, il y a 25 ans, nom qui, chaque jour maintenant, prend plus d'importance aux yeux des amateurs de belles et bonnes toisons plus ou moins croisées.
Punta-Arenas (Sandy Point des Anglais) est une ville du Chili, chef-lieu du territoire
de Magellan. Sa population est d'environ 8.000 habitants en 1901. C'est le seul port franc du Chili.
En 1843, on y établit une colonie pénitentiaire, mais, 6 ans plus tard, les colons en firent une ville.
Punta-Arenas est entouré de collines couvertes de végétation et limité par deux rivières Las Minas, au N., la Mano, au S.
C'est, depuis 20 ans, le pays où la laine a fait les plus grands progrès.
Des moutons importés des Iles Falkland donnèrent, grâce à de meilleurs pâturages, une laine plus line à laquelle, dans le principe, on s'arrêta peu. Moins résistante que la toison de Falkland, plus molle, plus chargée de suint, moins élastique aussi, elle semblait une mauvaise copie de la matière dont elle sortait.
Quelques industriels en tirèrent un excellent parti pour la bonneterie et pour mélanges avec des laines anglaises d'à peu près môme hauteur, ce qui est à considérer, à cause du déchet en blousses que donnent des mèches d'inégales longueurs.
Cette matière s'alliait très bien aussi à la toison de Nouvelle-Zélande dont elle avait la blancheur et le brillant, d'autant mieux qu'elle empêchait partiellement le feutrage, point précieux pour les fils destinés à l'ameublement, à la tapisserie, à la bonneterie.
Ce n'est pas un mince plaisir pour moi que de songer que j'ai beaucoup contribué, dès le début de ces laines sur le marché de Londres, à leur succès, en encourageant par de hauts prix, qui quelquefois semblaient invraisembables aux profanes, les bergeries les plus soignées, les mieux réussies, celles dont le croisement était le plus en harmonie avec les ressources du pays comme pâturages.
J'achetais ces laines pour mes amis, MM.Vulliamy Frères de Nonancourt, qui s'étaient, tout d'abord, bien rendu compte des qualités précieuses de ces toisons que les amateurs de croisés Neo-Zélandais semblaient dédaigner. Ils avaient d'autant plus tort que les laines nouvelles étaient d'un fort grand rendement, par conséquent d'un prix modéré.
MM. John Hoare et C'^, courtiers à Londres, poussèrent en avant l'élevage de ces moutons en donnant les soins les plus intelligents aux quantités toujours grossissantes qui venaient se faire vendre aux enchères publiques.
Les éleveurs marchèrent d'un pas assuré, aussi trouvèrent-ils le succès, grâce à leurs croisements bien entendus et à leurs pâturages s'améliorant sans cesse.
Nous pensons que tous ceux qui s'occupent de l'élevage du mouton ne peuvent (jue gagner à l'étude intime des moyens employés en ce pays. Nous avons la conviction qu'en certaines contrées cet exemple porterait d'excellents fruits.
Les statistiques, qui font partir de 1880, les importations des Iles Falkand et de Punta- Arenas, ont une éloquence sur laquelle il est inutile d'insister.
On a réuni les importations de ces deux provenances à cause de la simitude de leurs produits. Nous en parlerons plus loin.
balles
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Falkland P.-Aren.
Falkland P.-Aren.
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