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CHAPITRE XII

Histoire de la Laine à Elbeuf

Elbeuf a environ 25.000 habitants. Sa situation exceptionnellement belle a aidé à son développement industriel et sa production drapière annuelle est de 60 ou 80 millions.

Depuis les temps les plus reculés, on utilisa à Elbeuf, la gaude et l'écorce de noix comme bases de couleurs utilisées aussi à Gaudebec.

Il est probable que les premières corporations de drapiers furent étabfies à Rouen, centre plus important, d'où elles rayonnèrent à Louviers,Darnétal, Bernay et Lisieux.

Dès 1193, la foire aux laines de Neubourg passait déjà pour ancienne. Sa proximité dut contribuer à la décentralisation de l'industrie rouennaise au profit d'Elbeuf et de Lisieux.

Une ordonnance de 1458 (Charles VII) vante les draps de Rouen et défend, à qui que ce soit, d'en imiter frauduleusement la lisière distinctive.

Un prédicateur du xv^ siècle dit : « Drapiers iniques, vous vendez pour drap de Rouen celui qui n'est que de Beauvais. »

A Beauvais, qui avait un certain renom, le travail industriel s'est continué. La manufacture nationale des tapis, fondée en 1664, et placée sous la même direction que celle des Gobelins, est une gloire locale.

On fabrique, à Beauvais, des étoiles de laine, des couvertures, de la passementerie, des toiles, des indiennes.

Vers 1270, Elbeuf fabriquait des tapis et des draps brunents, alors que les fabricants normands envoyaient leurs produits aux foires de Brie et de Champagne.

Louviers, d'après les registres de douane de Marseille, expédiait, dès 1228, des étoffes en Orient.

On vantait alors les draps noirs, blancs et autres couleurs fortes.

Les invasions anglaises refoulèrent les habitants dans le centre de la France. D'autres gagnèrent l'étranger.

Les vitraux de l'église Sainte-Etienne d'Elbeuf, qui datent de cette époque, montrent ce qu'étaient les ouvriers ourdisséurs et tisseurs. Les drapiers drapants étaient estimés. Leurs corporations étaient florissantes.

Les ordonnances de 1474, de Louis XI, de Charles VIII prouvent qu'Elbeuf, Louviers, Darnétal envoyaient en quantité considérable, leurs draperies à Paris et dans les principales villes de France.

A la fin du xvi^ siècle, Elbeuf compte 100 maîtres drapiers.

Les guerres de la Ligue arrêtent l'essor industriel. Sous Colbert la prospérité se dessine de nouveau ; on lui attribue la diminution des droits sur les matières nécessaires aux manufactures et les droits de sortie sur les produits fabriqués.

La Révocation de TEdit de Nantes (1685) chassa, de Normandie, les principaux artisans du drap: ils se réfugièrent en Angleterre et dans les Pays-Bas, pays à la prospérité desquels ils contribuèrent.

Les guerres de Louis XIV et de Louis XV, les crises politiques, autant d'empêchements aux progrès de l'industrie de la laine qui ne se relève qu'après la Révolution.

Les corporations, les maîtrises, les jurandes, en réglementant le travail, barraient la route à l'initiative individuelle à la(^uelle Loùviers et Elbœuf devraient leurs succès.

Ces deux villes avaient chacune un Bureau spécial où l'on examinait et contrôlait les draps.

Cette administration fournit, pour Tannée 1785, les détails que voici :

Elbeuf. — Draperies estimées à 18.000 pièces de draps évaluées à 9.500.000 livres. Cette fabricjue est peut-être la plus intéressante du royaume. L'étranger prend la moitié de sa production. La Suisse, le Piémont, l'Italie et les États Unis versent annuellement, dans notre commerce, 2.500.000 livres déduction faite des matières premières et ingrédients que cette manufacture est obligée de tirer elle-même de l'Espagne et de l'étranger.

Les 75 entrepreneurs emploient 24.000 ouvriers ou ouvrières, et mettant en mouvement 1093 métiers.

Loùviers. — Draps superfins, supérieurs aux draps fins anglais et hollandais. Beauté des apprêts, vivacité des couleurs. 3.600 pièces fabriquées annuellement d'une valeur que 2.600.000 livres.

15 entrepreneurs font battre 300 métiers et emploient 800 ouvriers.

Vers la lin du xyiii^ siècle, la production de la Normandie était ainsi évaluée :

Elbeuf environ 23 . 000 pièces de 30 aunes de drap 10 . 891 . 000 livres

Loùviers environ 5 à 6 . 000 pièces de 30 aunes de draps 4 . 000 . 000 »

Rouen, Andelys,Evreux,Darnetal. tissus del2àl51iv. l'aune. 4.500.000 »

€aen, Lisieux, Vire, etc 3.300.000 »

Total 22.691.000 »

En 1780, le lilage à la quenouille se trouve distancé par des machines introduites à Elbeuf par Robert Fiavigny et Amable Delaunay.

Le xix^ siècle produisit des merveilles en ces régions, comme partout ailleurs. Deux mécaniciens, l'un habitant Paris et Vcrviers, Douglas et Cokerill se signalent comme nous l'avons dit dans l'histoire de Verviers.

On voit apparaître successivement :

lo Une machine à ouvrir la laines alimentée par un enfant faisant l'ouvrage de 40 personnes ;

2° Une carde briseuse travaillant de 60 à 65 kil. par jour;

3» Deux cardes finisseuses pour desservir la précédente ;

4P Vne 7nachine à filer en g?-os de 30 broches produisant de 25 à 30 kil. de boudins ou gros lils;

ry Une ynachine à filer de 40 broches donnant, avec une femme et un enfant, 15 kil. de gros

lils de laine pour couvertures ; 6° Un métier de 60 broches produisant (> kil. de lil pour la draperie ; 70 Une machine à lainer les draps, ou la incrie remplaçant 20 laineurs à la main ; S^ Une brosserie mécanique pour les draps ordinaires ;

9» Une brosserie pour les casimirs plus étroits ;

lO"^ Les forces très incommodes sont remplacées, vers 1817, par la machine à tondre, de Joh7i Collier.

La première machine à vapeur est installée, vers cette époque, à Elbeuf, chez Jacques Lécalliez.

Lorsque, en 1823, Corbière, ministre français, évalue à 150.000.000 F. la valeur totale des draperies fabriquées en France, la ville d'Elbeuf entre dans cette somme pour 36.000.000 F.

En 1834,Elbeul a 200 fabriques et 25 teintureries. La production est de 70.000 pièces de 40 aunes. 25.000 ouvriers, 45 m. à vapeur, 250 laineries, 150 tondeuses. Production 50.000.000 F.

Théodore Chennevière introduit à Elbeuf, la fabrication des nouveautés. Grandin, Dounet, Flavigny, marchent dans la nouvelle voie.

Les Expositions de 1844, 1855, 1867 mettent en reliefla qualité des matières employées, la beauté, l'élégance, le coloris des articles manufacturés.

On put imiter Elbeuf; jamais on ne l'éclipsa.

Les laines extra-hnes de Silésie et les belles qualités des colonies anglaises contribuèrent à la réussite d'Elbeuf et à l'installation du marché du Havre.

L'Exposition nationale et coloniale de Rouen (1896) établit la situation même des fils et tissus de la région rouennaise.

Une admirable collection d'étofles unies, mélangées, de fantaisie charma les visiteurs compétents. ChittVe de la collectivité 40 millions, représentant le travail de 10.000 ouvriers.

Citons MM.

Bisson-Savreux et Fromont, Constant Flavigny,

Blin et Blin, Ad. Grisay,

A. Coruthelon, Hellouin et C'^,

Clarenson et Lebret, E. Honnebert et C'«,

Lemonnier Fils et Laignel,* . E. Lefèvre et Fils,

Olivier, Franchet et C'^. E. Nivert etE. Boulet.

La collectivité de Louviers comprenait les vitrines de :

MM. L. Breton et Fils, J. Miquel.

La Maison Eugène Adelin exposait des draps imprimés bien traités;

— Jansen et C'*^ — une collection de draperies à bon marché.

Aujourd'hui, la fabrique' est presque exclusivement au tissage mécanique. Tout le matériel a dû être transformé et les métiers selfacting sont en usage partout.

Les fils exposés font honneur aux établissements suivants : MM. Chedville (Elbeuf). MM. L. Bazin de Glos-sur-Lisieux.

E. Corneville (Louviers). J. et A. Bunel etC*e de Pont-Anthou.

E. Prévost et A. Ledos (Caudebec).

L'industrie de l'effilochage était représentée par :

MM. J. Voisin et G. Hue d'Elbeuf,

A. Colbeck de Maromme près de Rouen.

M. Eugène Blin, l'intelligent rapporteur du Jury de la classe 21, fait justement remarquer que l'industrie lainière a marché résolument dans la voie du progrès et qu'elle n'a pas hésité à adopter toutes les inventions de la science propres à perfectionner ses produits.

Quel rôle joua la laine dans l'histoire de cette industrie?

Les pâturages de la Normandie favorisèrent le développement d'une race de moutons^ renommée. A tout instant le mot Yalognes (chef-lieu d'arrondissement de la Manche) saute aux yeux. C'est un terme général qui désigne toutes les plaines de ce riche et beau pays produisant une laine bien connue anciennement, puisque la Foire de Neuboiirg était une foire aux laines.

Les foires du moyen-âge ne s'établissaient pas au hasard en telle ou telle région. Les ressources et les besoins finissent toujours par se rencontrer pour le mieux des intérêtshumains.

Les premières étoffes, communes et fort simples de texture, se transformèrent insensiblemCiU, car l'amélioration des races ovines et l'importation des bonnes laines d'Espagne, par Rouen permettaient de produire des qualités supérieures. La Russie, l'Allemagne, surtout la Silésie, donnèrent à Elbeuf d'autres éléments précieux.

L'Australie vint à son tour, ainsi que la laine de l'Amérique méridionale.

La laine de Silésie obtenait, en qualité tirée, lavée à dos, de 12 à 13 fr. le kil. rendant 55 Vo- Maintenant, une laine supra d'Australie peignée vaut, au grand maximum, 7 fr. le kil., en 1904!

Le marché de Rouen n'eut qu'une existence de courte durée; cette ville ne pouvait être un centre d'importation commode.

L'emploi des belles laines cardées explique pourquoi la fabrication des fils de laine peignée s'établit tardivement à Elbeuf. Peu à peu des filatures nouvelles s'y élevèrent en même temps que le matériel général se transforma sous la poussée d'une fabrication toute nouvelle aussi.

La flanelle de Reims, et la draperie de Sedan avaient surtout recherché la blousse, dont la carde tirait un merveilleux parti ; Elbeuf s'y mit et livra des étoffes de genres nouveaux. Les draps de dame ou amazone sont sortis d'une filature en cardé parfaite.

M. Eug. Rlin estime à 15.000.00'j fr^ la blousse employée annuellement à Elbeuf. Il évalue à 25 Vo la diminution du revient du mètre de certaines qualités communes dans lesquelles entrent des déchets divers et des efhlochages.

Vers 1839, le brevet Frezon fut consacré par les tribunaux, car de nombreux industriels, connaissant la genèse du procédé, se figuraient qu'il n'y avait qu'à tremper la laine à épailler dans une eau chargée d'acide sulfurique, marquants °o à l'aéromètre.

Après passage à Tessoreuse et à l'étuve (120° de chaleur) les pièces sont désacidées c'est-à-dire parfaitement lavées à l'eau. Alors la brosse suffit à faire disparaître les matières carbonisées.

Les pièces de grand teint furent, d'abord, les seules traitées; M. Joly, d'Elbeuf, au moyen du chlorhydrate d'alumine parvint à épailler indistinctement toutes les étofles.

L'industrie est redevable, à M. Léon Quidet, ingénieur-constructeur à Elbeuf, d'une application intéressante des propriétés du vide, de l'air comprimé, de la pression hydraulique, etc., au traitement des matières textiles pour le dégraissage, le lessivage, le rinçage, la teinture, etc. Il y a là une série de brevets fort ingénieux.

La marche parallèle de Yerviers et d'Elbeuf est intéressante à suivre. Certaines découvertes s'y sont produites presqu'en même temps. Même progrès et môme sagesse de la classe ouvrière. C'est bien assez d'avoir à lutter contre la concurrence étrangère. La lutte industrielle exige la coopération du capital et du travail ; de l'intelligence qui crée, de la main qui accomplit l'œuvre; de l'activité qui déplace la production et de l'activité qui contribue à son augmentation. Plus de travail et pUis de sagesse, moins de soucis et plus de bien-être.

L'histoire contemporaine d'Elbeuf se résume ainsi :

Nombre de Fabricants Chiffres d'Affaires Poids de la Production

1869 240 91 millions kil. 5.640.394

M. Eug. Blin nous écrivait à cet égard :

« Si le chiffre d'affaires a baissé, le nombre des mètres fabriqués n'a pas suivi la même progression. On manipule presque autant de matières, pour fabriquer 63 millions de tissus, que pour en produire 80 à 90 millions. Le prix de revient du kilo a diminué, il était:

de 18f78 15,35 14,49 13,25

On peut dire que la production de la draperie cardée d'Elbeuf constitue une gloire nationale. Le génie industriel a porté haut la fortune. Une éducation réellement technique lui infuserait un riche sang nouveau;

Lors de l'Exposition de 1900, on établit ainsi l'importance industrielle d'Elbeuf :

51 fabricants, 2.013 métiers mécaniques, 412 métiers à la main, 72.756 broches de filature cardée; 10.872 broches de retordage; 10.500 ouvriers, chiffres d'affaires : 60 à 65 millions.

Des tissus remarquables, des récompenses honorant des mérites hors ligne :

Trois maisons hors-concours :

l*^ MM. Ni vert et Boulet :

Maison fondée en 1868. Filature 4.000 broches. 80 métiers méc. 3(>0 ouv. Draperies. Nouveautés pour hommes et dames. Draps militaires et d'administration, satins. Très belle exposition.

2^ » Franckel-Blin :

Maison fondée à Bischvviller, en 1865, transportée à Elbeuf après 1870. Fil. en cardé : 16 assortiments. 405 met. méc. pour draperie. 1.400 ouvriers. Chiffres d'affaires 10 à 11 millions.

Draps noirs, livrées, voiture, administration. Draps militaires. Unis et mélangés. Cheviottes. Beaux articles en peigné. Très bons apprêts.

30 » Blin et Blin :

Maison créée à Bischwilleret transportée à Elbeuf après 1870. »^00 met. à draperie. 13.000 broches de cardé. Epaillage, blanchiment, excellents apprêts. Draperies en tous genres. Draps militaires et d'administration. Satins. Flanelles fantaisies. Cheviottes. Ensemble superbe.

Le Grand Prix attribué à la Chambre de Commerce est justifié par une exposition :fort remarquable capable de soutenir n'importe quelle comparaison et quelle concurrence.

MM.' Franchet et Olivier (Grand Prix) avaient une superbe collection de nuances en peigné, de beaux overcoats. Chiffres d'aff. ^ millions.

MM. Clarenson et Lebret {Médaille d'Or) Maison fondée en 1853. Chiffres d'affaires 2.800.000 F.

La Maison Lemonnier Fils et Loignel, date de 1855 ; •celle de MM. Lecorneur, Père, Fils et C'% date de 1837 ; » » Goujon et Bourgeois, remonte à 1878.

En 1870, M. Chedville établit une iilature en cardé de 6.700 broches et retordage.

MM. A. Lefèvre et Fils (filature de 3.400 br. et tissage mécan.) font des draps d'admi-

tration, des uniformes de chemins de fer, des draps pour wagons, voitures, billards, ameublement, livrées.

M. Prinvault, expose de la draperie haute nouveauté. Remarquable série de nuances.

La part des récompenses d'Elbeuf a été, à l'Exposition de 1900 :

3 Maisons de mérite exceptionnel : hors concours ; 2 Grands Prix ; 8 Médailles d'Or; 1 » d'argent;

1 » de bronze, à MM. J. Voisin. et G. Hue, pour effilochage. Maison fondée en 1867,

occupant 120 ouvriers.

Au Questionnaire de la Commission d'enquête parlementaire sur l'Industrie textile, la Chambre de Commerce d'Elbeuf a lait une réponse dont nous extrayons quelques renseignements.

( 5 0/0 hommes, 8 à 9.000 ouvriers < 35 à 40 % iemmes,

( 10 à 15 Vo, jeunes gens des deux sexes.

Le personnel occupé dans les ateliers avec moteur est d'environ 6.000.

Le reste du travail se fait à domicile : ourdissage, épincetage, énouage, rentrayage,

débarrage, etc.

La main-d'œuvre du tissage est la plus importante : 30 à 40 fr. par semaine.

Les salaires moyens ont été : homme 4 fr. 985; femmes 3 fr. 343.

A la fm de chaque saison, un chômage n'est pas chose rare.

Depuis 20 ans, les ouvriers occupés à l'heure et à la journée ont été augmentés dans

la proportion suivante.

Autrefois Aujourd'hui

Teinturiers 2.75 3.25

Journaliers 2.75 et 3 fr. 3.25 et 3.50

Échantillonneurs 3 . 50 4 fr.

Foulonniers 3 fr. et 3 . 50 3 . 75 et 4 fr.

Ouvriers d'apprêts (Adultes) 2.50 et 2.75 3 fr. et 3.25

« » (Enfants) 1.50 et 1.65 2 fr. et 2.50

Presseurs-décatisseurs l^e catégorie.. 3.50 4 fr.

)) » 2« » .. 3 fr. et 3.25 3.50

De là, une augmentation sensible à la charge de l'industriel.

La production s'est accrue. Autrefois, le tissage des étoifes unies se faisait sur des métiers battant 55 à 60 coups à la minute; ces métiers battent maintenant à 68 ou 70 coups.

Le caùt de la vie n'a pas subi d'augmentation depuis 20 ans.

Les loyers ont baissé de 10 à 15 "/„ pour les petits locaux ; de 20 ^ o pour ceux des employés et contremaîtres.

Le pain a diminué de prix ; la viande de 7 à 8 ° o. Les effets d'habillement coûtent moins.

11 est bon de noter que la situation de l'industrie s'est modifiée :

1° Les pays où nous exportions sont devenus producteurs ; 2° Nos concurrents étrangers introduisent chez nous des produits à bas prix : 3° La mode fait que le lil peigné se substitue au fil cardé ;

4° Le lil peigné vient du Nord de la France. Elbeuf l'emploie sans coopérer à sa fabrication ; 5° La belle fabrication d'autrefois, à nuances et à dispositions de goût, doit céder le pas à la fabrication de produits uniformes;

6'^ Les fabricants d'importance moyenne ontdisparu, sans être remplacés, parce qu'ils n'ont

pu transformer leur outillage ; 70 Les industriels capables d'opérer ces améliorations, ont créé des établissements plus

parfaits, donnant de meilleurs résultats ; 8"^ Des progrès du machinisme sont nées des économies de façons capables de contrebalancer la concurrence des autres pays; 9*^ La tendance actuelle est la concentration ; 10° Les outils des lilatures et des tissages sont ceux qui ont le plus gagné aux recherches des

constructeurs ; 11° Quelques ateliers de tissage de flanelles ont 2 métiers conduits par 1 ouvrier. Généralement un ouvrier de la draperie ne conduit à Elbeuf qu'un seul métier. La concurrence de l'étranger changera cette pratique ; 12° Le commerce spécial de la France (tissus de laine) donne :

Importations

Exportations

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