‹ Histoire élémentaire et critique de JésusChapitre 114 sur 169 · Marc, xiv, 13, l'i · texte numérisé non relu

Marc, xiv, 13, l'i

3. Nic(3[)Iiorc, ///.s/. eccJos., lib. I, cap. xxviii, et lib. Il, cnp. III. — Baron, Aiiiial. ecclcs., an. GXXXIV, n"^ 21 et 22.

s'explique moins encore. Treize personnes ne pouvaient pas s'installer chez un pauvre porteur d'eau; et tout prouve que Jésus et les apôtres allèrent chez un propriétaire aisé, puisqu'ils firent un bon repas dans une grande chambre ayant au moins trois lits, comme nous allons le voir. On peut supposer que le repas eut lieu dans la maison de Marie, mère de Jean, surnommé Marc, où les fidèles s'assemblèrent plus tard aux premiers jours de la persécution^.

Tous les préparatifs étant faits cinq jours avant la Pâque, Jésus, monté sur un âne, se met en marche, précédé et escorté d'une foule considérable; et ici Matthieu et Jean sont en contradiction, quoique tous deux fussent du cortège. D'après Matthieu, cette foule venait de la Galilée; d'après Jean, elle était sortie de la ville pour se porter au-devant de Jésus. D'où qu'elle vînt, elle mit Jérusalem en émoi.

Les prophéties annonçaient que le Messie viendrait à Jérusalem monté sur un âne et sur le poulain d'une ânesse^. Pour conformer l'événement à la prophétie et prouver qu'il était bien le libérateur attendu, Jésus monta sur un âne qu'on lui avait amené la veille de Jérusalem à Bethphagé.

i. Act., XII, 12o 2. Zacharie, ix, 0.

232 IIISTOinK CRITIQUE DE JESUS.

Lorsqu'il entra dans la ville par le chemin qui descend du mont des Oliviers, ses disciples chantaient, et la foule, agilant des branches de palmier et d'olivier qu'elle avait coupées aux arbres du chemin, criait: « Hosanna au fils de David! Béni soit le roi qui vient au nom du Seigneur! — Mais fais-les donc taire, disent à Jésus les Pharisiens irrités de ces cris provocateurs. — Si ceux-ci se taisent, répond Jésus, les pierres crieront. » Et il va droit au temple. Après y avoir tout regardé, dit Marc, comme il était déjà tard il se retira à Béthanie avec les douze ^.

La foule se répandit dans les rues de la ville, augmentant par ses chants et par ses cris l'agitation causée par l'événement du jour.

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