Sozom. Hist. écoles., lib. VII, cap. xix
4. Voir le texte complet de ces Épîtres et du Pasteur dans le livre intitulé : Ouvrages des saints Pères qui ont vécu du temps
de parler des livres qui ont tout à fait disparu, tels que ceux des anciens prophètes Heldad et Médad cités par Hermas^, de Balaam, de Samuel, de Marie, sœur de Moïse, et d'autres dont nous n'avons plus que les noms et les titres dans Eusèbe, Origène et saint Jérôme.
Beausobre, dans sa belle Histoire critique de Manichée et du manichéisme, fait une très-juste observation au sujet de ces ouvrages si vénérés des premiers chrétiens et aujourd'hui si complètement oubliés ou inconnus. « On trouvera, dit-il, dans ces apocryphes l'origine de quantité d'histoires fabuleuses qui composent les légendes de la sainte Vierge et des apôtres. Pendant que l'on condamne et que l'on proscrit les auteurs et leurs livres, on canonise leurs récits et on les fait entrer dans les Leclionnaires, dans les offices de l'Église et dans les
des apôLres, Paris, 1717. — Et pour tout ce qui concerne les livres chrétiens des premiers siècles, voir surtout Beausobre, flisloire critique de Manichée et du manichéisme ^ t. I, p. 337 à 464. — Voir aussi les Évangiles apocryphes traduits et annotés par M. Gustave Brunet, Paris, 1849.
1. Liv. I, Vision ii, 3. — Le texte du Pasteur porte Heîdam et Modal, ce qui est une erreur de copiste. La Vulgate (num. il, 26) les appelle Eldad et Médad. Ils prophétisaient dans le camp du temps de Moïse et étaient du nombre des soixante-dix anciens choisis pour présider sur le peuple d'Israël.
prédications^. » C'est, en effet, de ces apocryphes que viennent l'histoire de sainte Anne et de Joachim ; l'éducation de Marie entre les vierges du temple ; le miracle des fiançailles de Joseph ; saint Longin qui, ayant d'un coup de lance ouvert le côté de Jésus, est couvert du sang divin et recouvre la vue ; saint Disme le bon larron; l'histoire de sainte Thècle; le voyage de saint Pierre à Rome et sa dispute avec Simon le Magicien ; les prodiges de Simon qui s'élève dans les airs en présence du peuple romain et qui, à la prière de saint Pierre, abandonné des démons qui le portent, tombe et meurt de sa chute. Irrité de la mort du Magicien, Néron veut le venger et saint Pierre prend la fuite; mais, arrivé à la porte de Rome, il y rencontre Jésus et lui dit : « Seigneur, où allez-vous? — Je vais à Rome, répond Jésus, pour y être crucifié une seconde fois. » Pierre comprend, retourne sur ses pas, est pris et crucifié. Cette fable inventée et mise par Leuce dans les Actes de saint Pierre a été répétée par le faux Hégésippe dans sa fausse Histoire de la ruine de Jérusalem^,