Isaïe, VII, 14, lô
i:i HISTOIRE ELEMENTAIRE DE JÉSUS.
Quant au mot hébreu qu'on a traduit par vierge^ et qui fait toute l'importance de ce passage, il a soulevé entre les érudits de longues controverses desquelles il résulte que ce mot {aima) ne signifiait pas proprement une vierge, mais une jeune fille. Le Cantique des Cantiques ^ parle des soixante reines, des quatre-vingts concubines et des innombrables almoth du harem de Salomon, et dans la Vulgate ce mot est traduit par adolescentula j, jeune fille. Mais qu'importe l'exactitude de la traduction ? il s'agit ici d'une question physique et nullement de philologie. La génération appartient à la catégorie des lois invariables qui gouvernent le monde, et, pour avoir ses effets naturels, elle impHque nécessairement le concours des deux sexes. Le miracle qui exclut ce concours peut être admis en théologie, mais la critique et la philosophie rejettent comme physiquement impossible cette infraction aux conditions essentielles, aux lois immuables de la nature.