Marc, m
2. Matth., XVI, 27; xxiv, 30; xxyi, 64. — Marc, in, 26; XIV, 62. — Luc, IX, 26; xvii, 24; xxii, 69.
3. Matth., x, 33; xvi, 28; xxiv, 34. — Marc, viii, 39; xiii, 30. — Luc, IX, 27; xxi, 32.
le démenti que le fait donnait chaque jour à la prédiction.
Mais des discours et des prédictions n'auraient pas suffi pour maintenir le prestige et l'autorité de Jésus. A cette foule superstitieuse, avide de prodiges et dupe de toutes les chimères, il fallait des manifestations surnaturelles, des miracles. On peut lui appliquer ce que Montesquieu dit des premiers Romains: « Une vérité simple ne les aurait pas vivement touchés : il leur fallait des sujets d'admiration; il leur fallait des signes de la divinité, et ils ne les trouvaient que dans le merveilleux et le ridicule'^. » L'histoire du peuple hébreu était remplie de prodiges ; tous les prophètes en avaient fait; Jésus, Fils de l'Homme ou Messie, ne pouvait pas se montrer inférieur aux grands personnages de l'Ancien Testament; il devait aussi faire des miracles; il en fit qui tiennent la plus grande place dans son histoire, et que nous allons examiner.
1 . Dissertation sur la politique des Romains dans la relif/ion. Œuvres complètes, t. I, p. 361 ; édit. Dalibon.