‹ Histoire élémentaire et critique de la littératureChapitre 53 sur 96 · BIST. DE EA LIXT. FR. — XYII® SIÈCLE · texte numérisé non relu

BIST. DE EA LIXT. FR. — XYII® SIÈCLE

une parodie burlesque du septième livre de VEnéide (1050) ; il donna ensuite sa traduction en vers de la Pharsale, et peu de temps après, le premier livre de ce poème, sous le titre de Lucain travesti, ou les guerres civiles de César et de Pompée, en vers enjouez.

Boileau, peu partisan de Lucain, l’était encore moins de son traducteur qui a en effet exagéré les défauts de l’original, et ce n’est pas peu dire :

Mais n’allez pas aussi sur les pas de Brébeuf,

Même en une Pharsale, entasser sur les rives

De morts et de mourants cent montagnes plaintives.

(Art. poét., c. 1.)

Voltaire remarquequ’il y a toujours dans Brébeuf quelques vers heureux. Boileau lui- même en convient :

Malgré son fatras obscur,

Souvent Brébeuf étincelle.

[Epigr. 26.)

Si Brébeuf a généralement de l’enflure, il a quelquefois de la force et de l’élévation véritable. Son talent sympathisait avec celui de Lucain : l’un , espagnol d’origine avait ce grandiose qui caractérise cette nation ; l’autre, imitateur du genre espagnol , l’exagérait comme tout ce qu’on imite.

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