‹ Histoire et découvertes de l'Amérique [microforme]Chapitre 12 sur 61 · DES ES · texte numérisé non relu

DES ES

sante d’un œil jaloux.

Il aurait succombé sous le ressentiment de la plus juste indignation, si son âme n'avait pas été plus forte que toutes les adversités contre lesquelles il avait àlutter depuis tant d’années.

CHArLortE. O mon père! dis-nous quelle espèce d'êtres sont les courtisans dont tu viens de parler.

29 VOYAGES ET CONQUÈTES

M. Hunter. À la cour des rois et des princes, ma chère Charlotte, il y a, comme partout ailleurs , à côté des hommes de bien, des êtres méprisables qui ne savent que flatter, calomnier et tourner en ridicule les hommes de mérite qui ont le malheur de déplaire à leur maïire. Ce sont ces pervers qu’on appelle courtisans.

Toutefois Colomb se roidit de nouveau contre la mauvaise fortune, et se prépara à employer sa dernière ressource, celle d’offrir au roi d'Angleterre une partie du globe, que déjà trois états avaient dédaignée.Tandis qu'il se disposait à ce voyage, les Espagnols eurent le bonheur de réduire la ville de Grenade, et de faire cesser tout d’un coup la domination des Maures en Espagne. Ferdinand et Isabelle étaient dans l’enchantement de cet heureux succès qui les rendait maîtres de toute l'Espagne ; et comme le cœur humain, dans les momens de bonheur, est plus accessible aux pensées nobles et généreuses, deux amis de Colomb hasardèrent de tirer parti de la circonstance , et de faire encore une fois des représentations à la reine.

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Divixr. Comment s’appelaient ces deux hommes ?

M. Huwrer. L'un s’appelait Quintanilla, et l’autre Santangelo. Tous deux parlèrent avec tant de chaleur, tant d’éloquence ; tous deux firent si bien valoir et le mérite de Colomb, et l’excellence de son projet, et les grandes probabilités de son succès , que la reine et le roi ne purent résister plus long-temps.

On dépêcha aussitôt un courrier , qui courut après Colomb déjà parti; il le joignit heureusement , et le reconduisit comme en triomphe à la cour de la reine, qui l’attendait avec impatience. Colomb présenta aux souverains des Espagnes les conditions auxquelles il voulait courir les hasards de la mer ; elles furent agréées, et il se vit enfin au comble de ses vœux.

Tous Les Enrans. Ah! quel bonheur!

Cuarces. Part-il tout de suite ?

M. Hunrer. C’est ce que vous saurez demain.

dans les pays qu’il pourra découvrir, avec

24 VOYAGES ET CONQUÈTES

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